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Marie-Claude Gendron / Faire mon lit

Tarif

Gratuit

Description de l'activité

Marie-Claude Gendron / Faire mon lit, présenté par Le Lieu, centre en art actuel

Vernissage :
Le 24 février 2024, de 17h à 19h

Exposition et performance :
Du 23 février au 23 mars 2024 – de mardi à samedi, entre 11h et 19h

Exposition :
Du 26 mars au 6 avril 2024 – de jeudi à lundi, entre 12h et 17h

Diffusion des montages vidéos de la performance :
Du 26 mars au 28 avril 2024 – de jeudi à lundi, entre 12h et 17h

« Huit heures par jour, cinq jours par semaine, un mois durant, Marie-Claude Gendron fait et défait un lit. Les deux semaines suivantes, les traces de cette action restent exposées. Les dimensions du lit sont hors norme. À aucun moment l’artiste ne s’y couche. Les périodes de performance sont comptabilisées sur des cartes indiquant ses heures d’arrivée, de départ et de pause, comme un horaire de travail, près de la porte. Un geste domestique et dévalorisé devient l’objet de l’art. Et, contrairement aux actions de maintenance performées par l’Américaine Mierle Laderman Ukeles dans les années soixante, le geste de Gendron prend sa valeur dans sa répétition. En le reprenant sans cesse et chaque jour, l’artiste « performe » un état qui dénote une légère altération de la conscience, un geste maniaque ou compulsif, absurde. Le contexte l’associe directement à des formes de sommeil éveillé. Le lit est la scène d’un abandon, celui des facultés rationnelles, des gestes, la limite des règlements culturels du corps : en théorie. Ici, il annonce un drame. Comme dans un conte cruel, les multiples draps recouvrent des débris de verre. Le matériau installe un espace d’insécurité et suggère un piège et des blessures. »

Source : Marie Muracciole

DÉMARCHE ARTISTIQUE
Par une approche multidisciplinaire en art action, en arts visuels et en arts médiatiques, Marie-Claude Gendron tente de dégager les schèmes d’une collectivité qui s’actualise constamment dans les sphères du public, du privé et de l’intime. À la manière d’une ethnologue provisoire, elle considère le potentiel de l’archive et du performatif par des mises en action et en espace qu’elle présente parfois comme des « tableaux vivants ». De l’ordre de la commémoration brute, ses projets font la mise en exergue de l’inévitable transformation de l’existant. Elle s’intéresse aux multiples possibles du livre-objet et aux différentes formes de poésie en action.

Tous les détails!



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