La chute collective : quand l’art s’implique dans la lutte à la pauvreté

Wartin Pantois a réalisé lundi matin un collage sur le mur du Centre Jacques-Cartier afin de sensibiliser la population aux différents visages de la pauvreté. L'oeuvre photographique est le fruit d'une collaboration avec le Collectif pour un Québec sans pauvreté. La chute collective appelle le gouvernement provincial à en faire davantage pour aider les plus démunis.

<em>La chute collective</em> : quand l’art s’implique dans la lutte à la pauvreté | 14 mai 2024 | Article par Thomas Verret

L’oeuvre de Wartin Pantois vise à sensibiliser la population aux différents visages de la pauvreté. L’oeuvre rappelle que le gouvernement du Québec doit jouer un plus grand rôle pour lutter contre ce phénomène complexe, multifacette et grandissant.

Crédit photo: Wartin Pantois

Wartin Pantois a réalisé lundi matin un collage sur le mur du Centre Jacques-Cartier afin de sensibiliser la population aux différents visages de la pauvreté. L’oeuvre photographique est le fruit d’une collaboration avec le Collectif pour un Québec sans pauvreté. La chute collective appelle le gouvernement provincial à en faire davantage pour aider les plus démunis.

Dans un contexte socioéconomique difficile, cette image saisissante illustre le fait que la pauvreté augmente de façon inquiétante à travers la province.

« C’est vraiment un peu comme une métaphore d’une chute collective possible si on laisse les choses aller », explique l’artiste.

Problème sociaux en croissance

Pour Wartin Pantois, c’est une manière de représenter artistiquement les injustices vécues par les gens en situation de faible revenu, au moment où plusieurs crises frappent simultanément le Québec, dont l’insécurité alimentaire, l’itinérance et le manque de logements abordables.

Avec l’accélération de l’inflation dans les dernières années et la vie qui coûte toujours plus chère, de nombreuses personnes ont de la difficulté à joindre les deux bouts. Ainsi, aux yeux du Collectif pour un Québec sans pauvreté, il est urgent d’agir, alors que beaucoup d’être humains peinent à se loger, à se nourrir ou à se vêtir convenablement, bref à subvenir à leurs besoins de base, à des nécessités fondamentales pour une vie digne.

« De voir les revenus de base qui ne suivent pas nécessairement le rythme des dépenses que chaque personne a à faire, pour simplement survivre, je trouve ça plus ou moins acceptable », exprime le street artiste reconnu pour ses oeuvres engagées.

Triple collaboration

Le lieu de ce collage photographique éphémère est symbolique, le Centre communautaire et résidentiel Jacques-Cartier oeuvrant depuis 30 ans à sortir de jeunes adultes de la pauvreté, à favoriser leur inclusion à la société.

Wartin Pantois et le Collectif pour un Québec sans pauvreté partagent donc « des valeurs communes » avec l’organisme communautaire du quartier Saint-Roch.

Une image vaut mille mots

Prenant place dans l’espace public, La chute collective suscite en outre la réflexion, à propos d’une cause humaine qui touche énormément de Québécois et Québécoises.

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« Cette image-là porte quand même », estime d’ailleurs son auteur.

« Elle est tragique, mais en même temps, il y a quelque chose de beau aussi dans le noir et blanc, dans un monde en couleurs si on veut. Ça marque une différence entre la vraie vie et l’imaginaire de l’oeuvre », précise Wartin Pantois.

L’art public comme vecteur de changement social

« J’espère que l’oeuvre va interroger l’indifférence gouvernementale et contribuer à ce que le gouvernement se mette en action contre la pauvreté », ajoute l’artiste.

« Parce que je pense que c’est possible d’avoir un Québec, disons, plus juste, pis plus solidaire », conclut le résident de Saint-Roch.

Wartin Pantois a appliqué le collage photographique La chute collective sur le mur en façade de l’immeuble du Centre Jacques-Cartier, lequel donne sur le boulevard Charest.
Crédit photo: Wartin Pantois

Puisque l’oeuvre est plus propice au format vertical, on vous invite à admirer le travail de Wartin Pantois via les photos publiées plus tôt aujourd’hui sur sa page Facebook d’artiste.

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