Édifice F.X.-Drolet : nouvelle cour municipale, nouveau poste de police

Le 3 juin, la cour municipale débutera ses activités dans l'édifice F.X.-Drolet rénové au coût de 29M$. Le projet inclut un poste de police de quartier construit à l'intérieur de ce bâtiment patrimonial lumineux aux grandes fenêtres.

Édifice F.X.-Drolet : nouvelle cour municipale, nouveau poste de police | 21 mai 2024 | Article par Thomas Verret

Le hall de la salle d’audience.

Crédit photo: Thomas Verret

Le 3 juin, la cour municipale débutera ses activités dans l’édifice F.X.-Drolet rénové au coût de 29M$. Le projet inclut un poste de police de quartier construit à l’intérieur de ce bâtiment patrimonial lumineux aux grandes fenêtres.

Le déménagement de la cour municipale est né de la volonté de rassembler, sous un même lieu, la grande majorité des services. L’immeuble de la rue du Pont abrite en autres quatre salles de cour, de même que les comptoirs de perception des amendes et du greffe.

Meilleur accès aux services

Les gens s’empilent les uns sur les autres et font la file dans un petit corridor pour accéder aux deux comptoirs de perception des amendes à l’actuel centre de services sur la rue de la Maréchaussée. Les nouveaux aménagements comprennent donc quatre comptoirs pour percevoir les amendes, une salle d’attente et une borne de gestion pour gérer les files d’attente.

« C’est spacieux et confortable. Les citoyens seront beaucoup mieux servis dans cet environnement », a souligné la directrice de la division du soutien judiciaire du Service des affaires juridiques, Nathalie Grenier, mardi matin, lors d’une visite médiatique des nouvelles installations.

Les quatre comptoirs de service.
Crédit photo: Thomas Verret

Fine pointe de la technologie

La nouvelle cour municipale proposera des bornes de paiement et de consultation.

Il sera possible en outre de payer une amende ou de prendre un rendez-vous via une bonne informatique.
Crédit photo: Thomas Verret

« On a ajouté des écrans pour pouvoir faire la projection des rôles d’audience et on a également refait de façon complète l’ensemble de l’audiovisuel des salles de cour pour la nouvelle technologie », a précisé la directrice de la section du Greffe de la Cour municipale et greffière de cour, Stéphanie St-André.

Une salle d’audience.
Crédit photo: Thomas Verret

« Tout un défi »

La réfection de cet immeuble patrimonial du quartier Saint-Roch a duré plus de deux ans. Les travaux ont pris plus de temps que prévu, puisque qu’on a découvert de la contamination à certains emplacements de ce bâtiment en forme de L.

« Dans l’aile de police, on a dû aller enlever de la contamination sous les colonnes. Sous l’astre de colonnes, il y avait du soutènement temporaire à faire. Ç’a donc pris des délais plus grands », a expliqué l’architecte et chargée de projet, Josée Malenfant.

Cette dernière est « fière d’avoir donné un second souffle à l’édifice F.X.-Drolet ». « Ça été tout un défi, un défi de longue haleine », a-t-elle dit.

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Le projet intègre ainsi des éléments architecturaux dans un environnement « restreignant », des salles d’audience avec des dimensions particulières, des types de circulation dédiés au public, aux prévenus et à la magistrature – sans jamais que personne ne se croise – à respecter, etc.

Les murs massifs de brique ont été remis à leur état d’origine, alors que la structure de bois est de nouveau exposée, à la suite du retrait de matériaux comme le gypse. La fabrication de fenêtres de bois performantes et la reconstruction de la cheminée rappellent le passé des lieux.
Crédit photo: Thomas Verret

« Le bâtiment était déjà bien aménagé, mais on ne ressentait pas son caractère originel, avec les grandes fenêtres, l’apport des lumières. C’était aussi une usine ouverte sur trois étages et dans la conception d’aménager de la lumière, c’était un nouveau concept à l’époque », a rappelé Mme Malenfant.

« Je crois qu’on a bien réussi cet exercise-là », estime l’architecte.

Josée Malenfant (à droite) et Nathalie Grenier.
Crédit photo: Thomas Verret

Nouveau poste de police

Adjacents aux bureaux de la cour municipale, les locaux du poste de police accueilleront une quarantaine de policiers, principalement l’équipe Multi, qui travaillent en basse-ville avec des organismes communautaires.

Les avocats pourront s’entretenir avec leurs clients dans ces parloirs.
Crédit photo: Thomas Verret

Divers éléments mettent d’ailleurs de l’avant le caractère patrimonial de l’endroit. Outre les grandes fenêtres et les murs de brique, il y a également les lattes et les poutres de bois du plafond.

On a aussi aménagé un espace muséal à l’entrée, rappelant l’histoire du bâtiment ayant notamment servi d’usine à bateau. On y expose une grande poulie trouvée lors de l’excavation.

Le coin musée.
Crédit photo: Thomas Verret

Une centaine de personnes travaillent à la cour municipale.

Dans un communiqué, le maire Bruno Marchand se réjouit du résultat des importants travaux de rénovation et de restauration réalisés à l’édifice F.X.-Drolet, un précieux témoin du patrimoine industriel de la Ville.

« Nos équipes démontrent encore une fois toute leur expertise et leur savoir-faire. Grâce à elles, la cour municipale continuera d’exercer ses activités dans des espaces modernes, au goût du jour et dignes de l’importance qu’occupe la cour de Québec dans la province », a commenté M. Marchand.

Enfin, 35 cases de stationnement se trouvent à l’extérieur.

L’entrée de l’édifice F.X.-Drolet.

Pour les férus d’histoire, le texte de mon collègue Simon Bélanger traite justement du concepteur de l’édifice F.X.-Drolet. François-Xavier Drolet y a fait construire son atelier mécanique et sa fonderie en 1909, près du chemin de fer et de la rivière Saint–Charles, non loin du pont Dorchester.

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