Documenter la glissade hivernale dans la côte Badelard

Dominik Harvey, originaire du quartier Saint-Roch, prépare un court métrage documentaire sur la pratique de la glissade dans la côte Badelard. L’idée mijotait depuis longtemps dans la tête du jeune réalisateur. C’est finalement dans le cadre d’un projet de fin d’études dans un cours de cinéma que l’opportunité de se lancer concrètement dans le projet s’est présentée à lui.

Documenter la glissade hivernale dans la côte Badelard | 16 janvier 2024 | Article par Olivier Alain

Dominik Harvey demeurait au bas de la côte Badelard et fréquente ce lieu depuis son enfance.

Crédit photo: Olivier Alain

Dominik Harvey, originaire du quartier Saint-Roch, prépare un court métrage documentaire sur la pratique de la glissade dans la côte Badelard. L’idée mijotait depuis longtemps dans la tête du jeune réalisateur. C’est finalement dans le cadre d’un projet de fin d’études dans un cours de cinéma que l’opportunité de se lancer concrètement dans le projet s’est présentée à lui.

La côte Badelard a toujours fait partie de la vie de Dominik qui y a, bien entendu, pratiqué la glissade. C’est également le lieu qui lui a permis de faire ses premières expériences de création en cinéma alors qu’il était encore enfant.

Il s’agit pour lui d’un endroit qui donne l’impression de sortir de la ville pour un moment. Il y devient possible de s’imaginer toutes sortes de choses et de se plonger dans des univers fantastiques.

«J’avais ça comme terrain de jeux … On faisait des films fantastiques avec des aventuriers qui se promenaient dans la forêt. », se rappelle Dominik Harvey.

S’approprier un lieu

Le documentaire s’articule autour d’un désir de documenter et de garder en mémoire la pratique de la glissade. Le but étant d’encapsuler cette pratique, mais sans nécessairement l’inscrire dans une époque en particulier. De quoi montrer qu’au fil du temps, certaines habitudes ne changent pas.

« L’escalier est encore aussi long à monter, c’est rushant s’habiller, on n’est pas capable de tourner le coin. C’est ce genre d’anecdotes que je veux retrouver. »

Pour Dominik, ces témoignages mettent en lumière le fait que la côte Badelard n’est pas forcément l’endroit idéal pour la glissade, mais les citoyens et citoyennes continuent de s’y rendre depuis des années.  « C’est un loisir qui appartient à la population du quartier ».

Cinéma direct

Inspiré par les documentaires québécois produits par l’ONF dans les années 60 et 70, Dominik privilégie une approche de style « cinéma direct ». À la manière de Gilles Carle avec le film Patinoire, dans lequel le réalisateur présente l’action se déroulant sur une patinoire de quartier, ou encore celle de Pierre Perreault et Michel Brault avec Pour la suite du monde, qui documente une technique ancestrale de pêche aux marsouins, Glisser à Badelard entend  montrer une activité pratiquée par la population au quotidien en minimisant les interventions de l’équipe de tournage.

« L’approche idéale en cinéma direct, qu’on appelait aussi cinéma vérité, ce serait de mettre la caméra à un endroit et filmer ce qui se passe ».

Publicité

Concrètement, Dominik explique qu’une préparation doit être faite en amont. Il faut créer une situation et un contexte pour ensuite observer ce qui se produit.

 

Des jeunes des quartiers Saint-Roch et Saint-Jean Baptiste pratiquent la glissade dans la côte Badelard depuis de nombreuses années.
Crédit photo: Olivier Alain

Un tournage ouvert à tous et à toutes

Le tournage aura lieu le 27 janvier prochain. Une équipe de sept personnes sera sur place avec deux caméras, du matériel pour la prise de son et un drone, si la météo le permet.

« J’invite les gens à venir faire de la glissade et participer aux activités organisées, mais aussi à parler à l’équipe, à échanger avec nous et à voir comment fonctionne un petit plateau de tournage », explique Dominik.

Des membres de l’organisme Verdir et divertir seront présents lors du tournage et distribueront du chocolat chaud.

Plus d’informations sur le déroulement de la journée se retrouvent sur la page Facebook de l’événement.

 

Lire aussi :

Saint-Roch dans les années 1970 (38) : la côte Badelard

La série « Saint-Roch dans les années 1970 » revisite le passé du quartier à traver[...]

Lire sur Monsaintroch

Soutenez votre média

hearts

Contribuez à notre développement à titre d'abonné.e et obtenez des privilèges.

hearts
Soutenir