2024-2025 : Une nouvelle programmation Clash à La Bordée

Le théâtre La Bordée a dévoilé sa nouvelle programmation pour 2024-2025 pour cette 48e édition. Sept productions « fortes, étonnantes, galvanisantes » seront présentées, selon Michel Nadeau, directeur artistique de La Bordée. L'équipe espère que ces pièces susciteront des discussions animées à la sortie des spectacles.

2024-2025 : Une nouvelle programmation Clash à La Bordée | 8 avril 2024 | Article par Anne Charlotte Gillain

Dans La fameuse Femme-Québec, Cristina Moscini dresse un portrait du monde marginal des cabarets. Ces derniers donnèrent naissance à plusieurs grands artistes de la culture populaire québécoise.

Crédit photo: Courtoisie La Bordée

Le théâtre La Bordée a dévoilé sa nouvelle programmation pour 2024-2025 pour cette 48e édition. Sept productions « fortes, étonnantes, galvanisantes » seront présentées, selon Michel Nadeau, directeur artistique de La Bordée. L’équipe espère que ces pièces susciteront des discussions animées à la sortie des spectacles.

La Bordée dévoilait en cette fin de journée sa programmation pour 2024-2025.

Le thème Clash de la programmation pour cette 48e édition fait référence à ce qui nous polarise et nous questionne.

« C’est un rapport entre un ancien monde et un nouveau monde », explique Michel Nadeau, co-directeur général et directeur artistique du théâtre La Bordée.

« On est entre quelque chose qui se termine, qui commence, qui veut s’imposer et qui résiste. »

À ses yeux, cinq spectacles sont considérés comme la colonne vertébrale de la saison 2024-2025 La Bordée.

Il s’agit de L’assemblée, La fameuse Femme-Québec, L’inframonde, Dis-moi qui tu es, je te dirai ce que tu dis et En attendant Godot. Un abonnement 5 pièces est d’ailleurs proposé.

Pas maintenant, du 26 août au 13 septembre

La saison commence avec Pas maintenant du Théâtre Bistouri du 26 août au 13 septembre. Cette comédie de David Ireland évoque l’identité, l’attachement au passé et le désir d’en sortir. Marc-André Thibault est à la mise en scène et à la traduction.

« Un jeune acteur irlandais se prépare à une audition dans une grande école londonienne. Son oncle, peintre en bâtiment, l’écoute et lui donne un lift. Ce dernier lui demande pourquoi il ne parle pas avec son accent irlandais », confie Monsieur Nadeau.

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Ce spectacle est offert avec une formule 5 à 7. Cette dernière comprend une consommation et une collation, en plus de la pièce.

L’assemblée, du 17 septembre au 12 octobre

Du 17 septembre au 12 octobre, on retrouve L’assemblée, un projet de théâtre documentaire, par Porte-Parole. Alexandre Fecteau s’occupe de la mise en scène.

« On a regroupé quatre personnes de la Ville de Québec avec des idées politiques, sociales opposées. Elles discutent ensemble autour d’un repas de conservatisme, de féminisme, de tramway, entre autres », rapporte M. Nadeau.

« Au bout de cette discussion, on fait une pièce d’1h30 qui reflète la discussion réelle entre ces personnes-là », ajoute-t-il.

L’idée derrière cette production revient à se demander comment on arrive à faire société, même si on pense différemment, d’après lui.

La fameuse Femme-Québec, du 29 octobre au 23 novembre

Cristina Moscini présentera sa nouvelle création, La fameuse Femme-Québec du 29 octobre au 23 novembre, avec Nancy Bernier à la mise en scène.

Cette comédie met en avant la rencontre entre une artiste de cabaret des années 60 et un jeune youtubeur non-binaire.

« Ce youtubeur non-binaire veut faire un sorte de revival de cette artiste oubliée. C’est une fiction, mais c’est une façon de parler de deux marginaux à 60 ans de différence », précise M. Nadeau.

« Ça montre aussi comment ça clash entre les deux et comment ils se rencontrent. »

Dans ce spectacle, chacun a ses propres codes d’éthique, ses combats et ses interdits.

Grosse-Île, 1847, du 3 au 14 décembre

10 représentations sont prévues pour le spectacle Grosse-Île, 1847.

Cette œuvre revient sur l’histoire de la terrible traversée de milliers d’Irlandais et de leur arrivée à Grosse-Île, grâce au remix d’archives d’Émile Proulx-Cloutier (également à la mise en scène).

L’inframonde, du 14 janvier au 8 février

Écrite par Jennifer Haley et mise en scène par Maxime Perron, la jeune compagnie L’homme qui a vu l’ours présente la pièce L’inframonde.

Ce thriller de science-fiction se penche sur les questions éthiques soulevées par une influence de plus en plus grande des réalités virtuelles dans nos vies.

« Dans ce monde-là avec des avatars, des gens vivent des fantasmes sur le refuge, un site web, mais qu’ils ne peuvent pas vivre dans le vie de tous les jours. Ces derniers sont moralement très discutables », souligne Michel Nadeau.

« Est-ce une bonne chose de purger nos passions via ce monde-là et on est correct. Ou ça fait juste empirer les choses ? »

D’après lui, c’est un clash entre la vie réelle et la vie virtuelle.

Cette production a été créée la saison dernière à Premier Acte. Cette dernière a d’ailleurs reçu plusieurs prix.

Dis-moi qui tu es, je te dirai ce que tu dis, 25 février au 22 mars

Avec Dis-moi qui tu es, je te dirai ce que tu dis, Simon Boudreault offre une comédie à tableaux.

« L’auteur va parler de notre rapport aux machines ou quand quelque chose est récupéré par plein de monde quand quelque chose est dit sur Internet, mais aussi sur les mots qu’on peut dire et ne pas dire ou qu’on pense être jugé par nos camarades », révèle-t-il.

« Cette pièce interroge la perte de repères sociaux, la quête identitaire, l’obsession de la compétition, la recherche de sens et d’équilibre dans notre société polarisée où les terrains glissants s’accumulent », décrit le communiqué.

Lorraine Côté est responsable de la mise scène.

« Comme notre société est de plus en plus polarisée, le rire est peut-être une façon de se reconnecter aux autres », soulève-t-il.

Vous êtes animal, du 26 mars au 5 avril

Dans Vous êtes un animal, Jean-Philippe Baril Guérard propose une interprétation inédite de la théorie de l’évolution de Darwin.

« Si Darwin sortait aujourd’hui sa théorie sur l’évolution de l’Homme sur les réseaux sociaux, qu’est-ce qui se passerait », résume M. Nadeau.

«  Si quelqu’un partageait quelque chose de révolutionnaire à notre époque, est-ce qu’il pourrait le faire ou ce serait complètement submergé par le bruit ambiant? » 

Il s’agit d’une production du Théâtre PÀP et d’une mise en scène de Patrice Dubois.

En attendant Godot, du 22 avril au 17 mai

Cette comédie philosophique nous questionne sur l’attente, le temps et la condition humaine.

« Écrite en 1948 par Samuel Beckett, cette œuvre a été déclarée la plus grande pièce du XXe siècle », écrit La Bordée dans un communiqué.

Olivier Normand est à la mise en scène.

« Cette pièce commence au premier quart du 21e siècle. Là, une génération s’en va et une autre qui arrive. Godot peut représenter plein de choses », affirme-t-il.

Être ou ne pas être un douchebag, du 5 au 16 mai

Enfin, on pourra y découvrir aussi Être ou ne pas être un douchebag de Mary-Lee Picknell (Heimat/revenir).

« Cette nouvelle création confirme son talent pour la comédie avec une écriture nerveuse, des dialogues «punchés» et des revirements inattendus : tout ce qui fait une excellente comédie », affirme La Bordée.

Un homme et une femme sont pris dans un ascenseur. Ce sont des anciens amants d’il y a longtemps.

« C’est intéressant, parce que ça positionne les deux personnages et sur un mode comique », mentionne M. Nadeau.

Cette production de la compagnie Les Hébertistes offre une formule 5 à 7.

La tarification

Les abonnements 5 pièces (à partir de 150$) et les forfaits 3 pièces (à partir de 93$)  seront mis en vente dès le 9 avril à 9h.

Tandis que les billets à l’unité(à partir de 32$) le seront dès le 1er juillet 2024.

« Quand on fait une création, il faut que le spectacle continue dans l’auto en suscitant un questionnement, sans que ce soit lourd. Avec cette nouvelle programmation, c’est important que les gens soient ensemble, qu’ils rient et qu’ils s’émeuvent. Donc, venez! Vous allez passer un bon moment », conclut Michel Nadeau.

Pour connaître tous les détails relatifs à la tarification, les informations sont à retrouver sur le site web de La Bordée.

Cet article a été produit par Anne Charlotte Gillain, journaliste de l’Initiative journalisme local

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