Lauberivière améliore sa capacité d’accueil

Ce mois-ci, Lauberivière est passé de 101 à 113 lits.

Lauberivière améliore sa capacité d’accueil | 14 décembre 2023 | Article par Thomas Verret

Une chambre du secteur Rétablissement au refuge de Lauberivière.

Crédit photo: Simon Bélanger

Ce mois-ci, Lauberivière est passé de 101 à 113 lits.

Un investissement gouvernemental a permis d’améliorer la capacité d’accueil du refuge.

Dans un contexte où les besoins en matière d’itinérance explosent, ces 12 nouveaux lits font une différence au quotidien.

« On refuse beaucoup moins de gens », souligne le directeur général Éric Boulay en entrevue à Monsaintroch.

Avec cet ajout, le secteur d’hébergement d’urgence et transitoire pour hommes compte désormais une soixantaine de lits.

Lauberivière, une « famille tissée serrée »

Depuis octobre, l’organisme communautaire a dû mettre les bouchées doubles pour embaucher du personnel qualifié formant l’équipe de travail du « Transitoire ».

« Dans un contexte de pénurie de main-d’oeuvre, ça n’a pas été simple », explique M. Boulay.

Des intervenants spécialisés oeuvrant dans d’autres secteurs « ont levé la main » pour relever ce nouveau défi. Des gens ont également été engagés pour occuper des postes existants à combler. Bref ce fut encore un peu « le jeu de la chaise musicale ».

En dépit des contraintes du marché du travail, l’organisme réussit à « tirer son épingle du jeu » toujours selon son directeur.

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« Ça se passe bien », indique Éric Boulay.

« Malgré le défi que l’itinérance amène, c’est le fun travailler à Lauberivière. On a du plaisir ensemble, on est une famille, on travaille tissé serré. Ça, je pense que c’est attractif pour les gens. »

Un morceau du « casse-tête »

Cela dit, Lauberivière ne peut pas régler tous les cas non plus.

L’ouverture imminente de deux nouveaux lieux de répit à l’année sur la rue Saint-Joseph, des haltes chaleur, aidera certainement aussi.

« Ce n’est pas tout le monde qui peut venir dans un refuge », fait remarquer M. Boulay.

« Ça prend une offre de services qui correspond aux demandes qui sont nombreuses et diversifiées », soutient ce dernier.

« De façon complémentaire avec Lauberivière, il faut qu’il y ait d’autres ressources qui se mettent en place. Et ça semble être le cas présentement », observe-t-il.

Le DG de Lauberivière évoque également la necessité de s’engager collectivement à prévenir le phénomène de l’itinérance au Québec.

« Une personne sur quatre qui sort des centres jeunesse va vivre l’itinérance. Alors il y a un travail de prévention qui doit se faire. »

D’un côté, l’organisme n’a jamais eu autant de leviers pour lutter contre cet enjeu et aide plus de personnes à s’en sortir qu’auparavant. Paradoxalement, le refuge n’a jamais accueilli autant de nouveaux visages qu’actuellement.

« Il y a quelque chose dans l’organisation de nos sociétés qui fait en sorte qu’il y a de plus en plus de gens qui frappent à notre porte », soulève Éric Boulay.

Et même quand les gens prennent du mieux, d’autres défis les attendent à l’extérieur du refuge, notamment en lien avec l’accès à l’habitation, l’accessibilité au logement.

« Moi je suis sur le plancher des vaches et je le vois à tous les jours. Il y a des gens qui vont mieux, qui ont retrouvé l’estime, qui sont prêts à voler de leurs propres ailes, mais qui collent un peu ici, parce qu’ils ne sont pas capables de trouver un plan de sortie. Ça aussi, ça contribue à maintenir les gens dans la marge », pointe M. Boulay.

Le refuge de Lauberivière se situe au 485 rue du Pont.

Il est possible en tout temps de faire un don pour soutenir la mission de l’organisme et les services déployés auprès des personnes démunies ou vivant une situation difficile.

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