Dufferin-Montmorency : nouvelle œuvre murale à l’automne 2024

L'extrémité est du quartier Saint-Roch changera d'apparence à l’automne 2024. Les Fresques des piliers, réalisées au début des années 2000 sur les piliers de l'autoroute Dufferin-Montmorency, seront remplacées par une nouvelle œuvre murale. Celle-ci sera réalisée en collaboration avec des organismes qui œuvrent auprès de personnes en situation d’itinérance.

Dufferin-Montmorency : nouvelle œuvre murale à l’automne 2024 | 1 mai 2023 | Article par Simon Bélanger

Les fresques des piliers de l'autoroute Dufferin-Montmorency laisseront place à une nouvelle oeuvre en 2024.

Crédit photo: Simon Bélanger

L’extrémité est du quartier Saint-Roch changera d’apparence à l’automne 2024. Les Fresques des piliers, réalisées au début des années 2000 sur les piliers de l’autoroute Dufferin-Montmorency, seront remplacées par une nouvelle œuvre murale. Celle-ci sera réalisée en collaboration avec des organismes qui œuvrent auprès de personnes en situation d’itinérance.

Cette initiative s’inscrit dans le cadre du projet « ARRUE, l’art de rue pour changer l’image de l’itinérance : déstigmatiser l’itinérance par l’art public dans trois villes du Québec (Québec, Montréal, Gatineau) ».

Pour réaliser cette œuvre à l’automne 2024, la Ville de Québec recevra une aide financière de 100 000 $ du ministère de la Culture et des Communications (MCC).

Lors de la prochaine réunion du conseil municipal, le comité exécutif recommandera l’autorisation de la convention entre le MCC et la Ville de Québec. Cette entente permettra la réception de ce montant.

Ce montant de 100 000 $ est accordé en vertu du programme « Autres interventions particulières en culture et communication » du MCC.

Ces informations sont disponibles dans le sommaire décisionnel CU2023-029, adopté en conseil exécutif le 20 avril 2023.

ARRUE

Deux objectifs motivent la réalisation du projet ARRUE, qui se déploiera aussi à Montréal et Gatineau.

Le premier est de « sensibiliser la population québécoise aux réalités liées à l’itinérance à travers des œuvres d’art là où l’on retrouve des enjeux de cohabitation ».

On souhaite également « susciter un dialogue constructif entre la population, les personnes en situation d’itinérance, les artistes, les acteurs des milieux communautaires et le public ».

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Murale et obligations municipales

De son côté, la Ville de Québec aura différentes balises à respecter.

Elle doit proposer une œuvre extérieure d’art public permanente ou durable dans le temps (minimalement deux ans).

La Ville doit s’associer à des artistes et des organismes communautaires en itinérance.  Ceux-ci devront développer un projet qui permet de créer une œuvre pour déstigmatiser l’itinérance.

Les personnes en situation d’itinérance et l’organisme communautaire choisi seront invité·e·s à participer au processus de création dans une démarche de médiation culturelle.

Une personne représentant le CIUSSS de la Capitale-Nationale doit aussi être impliquée. Elle soutiendra l’artiste et les personnes itinérantes lors de la médiation culturelle.

L’annonce officielle du projet sera faite lors de la Nuit des sans-abris en octobre 2023. L’inauguration est prévue l’année suivante, en octobre 2024.

Les fresques des piliers

Les fresques qui décorent actuellement les piliers de l’autoroute Dufferin-Montmorency ont été réalisées au début des années 2000, sous l’instigation d’Hélène Fleury.

Des jeunes qui fréquentaient la Dauphine avaient alors mis la main à la pâte pour mener ce projet. Il a donné sept œuvres : La Cathédrale, Le Fond marin, Le Conte, La Porte du paradis, L’Horloge, Hommage aux cirques québécois et Le Temple multiculturel.

Dans une entrevue accordée au Soleil en septembre 2021, Mme Fleury déplorait l’état de détérioration et le manque de volonté pour restaurer les fresques.

Les fresques des piliers de l’autoroute Dufferin-Montmorency sont considérées en fin de vie.
Crédit photo: Simon Bélanger

À l’époque, les trois principaux intervenants impliqués, soit la Ville de Québec, le ministère des Transports du Québec (MTQ) et la Commission de la capitale nationale du Québec (CCNQ) se renvoyaient la balle quant à la responsabilité de l’entretien.

En 2010, la CCNQ avait octroyé un peu plus de 54 000 $ à l’artiste Mélanie Guay pour restaurer les œuvres.

Dans le sommaire décisionnel concernant le projet « ARRUE », on mentionne que les fresques existantes « sont en fin de vie ».

De la peinture défraîchie et des graffitis sont visibles sur la plupart des fresques.
Crédit photo: Simon Bélanger

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