Une pétition dans le but de sauver Le Local | 24 mai 2022 | Article par Julie Rheaume

Le Local occupe une partie du sous-sol de l'église Saint-Roch. Son bail vient à échéance le 30 juin 2022.

Crédit photo: Suzie Genest

Une pétition dans le but de sauver Le Local

La Table de quartier L'Engrenage a récemment lancé une pétition pour sauver Le Local, dont le bail arrive à échéance à l'église Saint-Roch le 30 juin. Du côté du CIUSSS de la Capitale-Nationale, on dit travailler en « étroite collaboration avec l'organisme et les partenaires » afin d'assurer un plan de transition pour celui-ci en cas d'éventuelle fermeture.

Le Local devra quitter l'espace qu'il occupait dans le sous-sol de l'église Saint-Roch, alors que son bail arrive à échéance à la fin du mois prochain.

La ressource destinée aux personnes marginalisées, portée par plusieurs organismes du milieu, avait ouvert ses portes un peu avant Noël 2020, comme l'indiquait notre collègue Véronique Demers dans un article publié en mars 2021.

« Même si le PIPQ assure le leadership du projet, l’organisme travaille en étroite collaboration avec d’autres partenaires du milieu, comme Pech, Point de Repères, Projet LUNE, Squat basse-ville, Sabsa, la clinique SPOT, Droit de Cité, l’Engrenage et GRIS-Québec. D’ailleurs, le Local centre-ville représente un carrefour où transitent divers travailleurs communautaires. Il arrive aussi que des policiers dirigent certains usagers vers le Local », indiquait alors la journaliste.

La Table de quartier L'Engrenage Saint-Roch, l'un des partenaires du Local, a récemment lancé une pétition sur internet afin d'aider à sauver celui-ci et assurer sa relocalisation.

« Cette ressource est nécessaire pour les personnes qu'elle accueille, mais aussi pour l'ensemble de la communauté. Sa fermeture serait un échec collectif. Assurons sa relocalisation et sa survie pour changer la donne et en faire une réussite », indique l'Engrenage.

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Un peu après 15 h, le mardi 24 mai, près de 860 personnes avaient apposé leur signature en ligne.

CIUSSS-CN

Le même jour, Monsaintroch a contacté le CIUSSS (centre intégré de santé et de services sociaux) de la Capitale-Nationale pour en savoir davantage sur de possibles nouveaux développements dans le dossier du Local. On lui a dit travailler en partenariat avec la ressource.

« L’organisme Le Local est depuis plusieurs mois à la recherche d’un nouvel emplacement pour poursuivre ses activités d’accueil des clientèles itinérantes et désaffiliées. Advenant la fermeture, le CIUSSS travaille en étroite collaboration avec l'organisme et les partenaires à identifier un plan de transition et des sommes seront disponibles pour permettre de soutenir les mesures qui seront identifiées », a répondu le porte-parole du CIUSSS-CN, Mathieu Boivin, dans un courriel.

Rappelons que, de décembre 2020 à juin 2022, ce sont un peu plus de 1,25 million $ qui ont été alloués à l'organisme Le Local par le biais du programme Vers un chez soi, financé par l'Entente Canada-Québec visant à soutenir la réponse du secteur de l'itinérance à la COVID-19, a-t-il ajouté.

« À titre de gestionnaire de fonds publics, le CIUSSS ne peut toutefois s’engager à l’avance à défrayer des coûts de logement tant que l'organisme n'a pas identifié un milieu adéquat et les coûts associés à la relocalisation de ses activités », a enchaîné le porte-parole.

« Nous reconnaissons l'importance de maintenir un filet de sécurité robuste pour les personnes en situation d'itinérance et nous soutiendrons les initiatives pour répondre aux besoins de cette population, quel que soit le partenaire qui nous permettra d’y satisfaire », a conclu M. Boivin.

Réactions de l'opposition municipale

Rappelons que le 19 mai, Québec d’abord a interpellé le maire Bruno Marchand afin qu’il intervienne rapidement pour permettre la relocalisation de l’organisme Le Local. « Le maire et son équipe doivent travailler activement pour débloquer du financement afin de s’assurer de la survie de cet organisme », avait alors martelé l'opposition officielle.

« Le Local est une ressource indispensable, non seulement pour les personnes en situation d’itinérance, mais aussi parce qu’elle permet de désengorger les autres organismes en place. Il est impensable de considérer la fermeture de cet espace d’accueil », avait déclaré Véronique Dallaire, conseillère municipale des Saules-Les Méandres et responsable du dossier de l’itinérance chez Québec d’abord.

« Lors de la dernière campagne électorale, Bruno Marchand s’est engagé à atteindre l’itinérance 0. En ce sens, il se doit de continuer d’aider et de prioriser les ressources qui viennent en aide aux clientèles vulnérables. L’itinérance 0, ça commence par les lieux de transition, par le contact, par l’insertion sociale… Pour y arriver, ça prend plus que des bons sentiments! », avait pour sa part affirmé le chef de l’opposition officielle Québec d’abord, Claude Villeneuve.

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