Dix ans et toutes nos dents! | 13 novembre 2022 | Article par Suzie Genest

Crédit photo: Tairon Fernandez - Pexels

Dix ans et toutes nos dents!

Où étiez-vous il y a dix ans? Le 12 novembre 2012, je commençais un contrat d’un an à Spirafilm, après 12 années à Vidéo Femmes – deux organismes de Saint-Roch qui ont depuis fusionné pour devenir Spira. Je commençais aussi à écrire bénévolement des billets pour de tout nouveaux blogues hyperlocaux...

Lancés officiellement le 14 novembre 2012 au Pied Bleu, Monsaintroch.com et Monsaintsauveur.com soufflent dix chandelles, pendant que la planète n’en a que pour un drôle d’oiseau et un cochet bleu… Chaque blogue avait initialement ses visages et ses plumes, dont certains alimentaient déjà Monlimoilou, le premier-né.

Il s’en est passé, des choses depuis 2012, dans nos quartiers mais aussi dans nos coulisses, à commencer par l’arrivée de Monmontcalm.com en 2014. Celle de Monquartier.quebec en 2017 coïncidait avec la refonte de nos plateformes en multisites. Après avoir succédé à la rédactrice en chef de Monsaintroch, Valériane Cossette, en 2014, je me suis vue confier la coordination de la rédaction de Monsaintsauveur également. Lorsque Céline Fabriès et Viviane Asselin sont parties relever d’autres défis en 2018, j’ai eu la garde de Monmontcalm et de Monlimoilou. Pigiste après une quinzaine d'années de travail culturel, je n'avais pas prévu devenir, dans le désordre, rédactrice en chef puis journaliste...

Les visages qui ont contribué à faire naître et façonner les « Mon » ont graduellement changé. Une rumeur veut que j’aie participé à l’extinction de la voix citoyenne au profit de la professionnalisation. C’est une histoire divertissante, si on oublie le tarissement de la salive citoyenne... Les personnes recrutées au départ pour leur engagement, leur rayonnement local, avaient des agendas chargés. Nouveaux emplois, ajouts à la famille, déménagement, conflits d’intérêts, attrait des réseaux sociaux et de la radio communautaire... La vie évolue, le numérique aussi; il reste à s'adapter.

En 2019, si nous avons été invités à participer à la Commission parlementaire sur l’avenir des médias d’information, c’est grâce à l’ex-députée Catherine Dorion, qui a signalé à la présidente l’existence de Monsaintroch-Monsaintsauveur dans sa circonscription. À travers les cahots et chaos de 2020-2022, nous avons achevé une planification stratégique, salarié l’équipe, lancé une infolettre, planché sur de potentielles collaborations. Des appuis pour des projets journalistiques et organisationnels et de nouveaux clients et revenus ont succédé au creux du début de la pandémie. Quand même pas pire...

Faire durer la fête

Que seront Monsaintroch et Monsaintsauveur dans dix ans? Méchante bonne question. Imaginez seulement comment Facebook, un de nos pains quotidiens, a changé depuis 2012… Au vu de l’actualité des réseaux sociaux en ce moment, tout est possible. Chose certaine, l’identité des quartiers existait des générations avant les Twitter, Facebook, Instagram; elle dansera sur leur tombe (ainsi que sur la mienne). Cette identité, c’est vous qui la portez, dans nos rues, dans vos cœurs, vos projets, vos actions...

Publicité

Les dix ans de Monlimoilou ont donné lieu à une année de célébration en 2018-2019 : publications rétrospectives, concours de personnalités marquantes, exposition dans les ruelles. Pour Monsaintroch-Monsaintsauveur, la fête a débuté officieusement en mai-juin dernier, lors du Printemps Saint-Roch de la Société historique de Québec, auquel nous avons collaboré. Nous avons à cette occasion créé un quiz inspiré de dix années d’actualités hyperlocales, qui a été publié dans Le Soleil. Il est toujours accessible en ligne. Nous avons aussi participé à l’émission de radio 3600 secondes d’histoire à CHYZ.

Dans quelques mois, nous aurons une occasion d'explorer les 10 ans de Monsaintsauveur. Les détails doivent toutefois demeurer encore sous embargo. D’ici là, un grand merci à vous toutes et tous qui nous avez permis de grandir avec vous cette dernière décennie dans nos quartiers!

Lire aussi : Monlimoilou a dix ans