Agrile du frêne: une soixantaine d'arbres abattus le long de la Saint-Charles | 15 novembre 2021 | Article par Julie Rheaume

Un arbre marqué pour abattage le long de la Saint-Charles.

Crédit photo: Jean Cazes

Agrile du frêne: une soixantaine d'arbres abattus le long de la Saint-Charles

Soixante-quatre arbres seront abattus le long de la Saint-Charles en raison de l'agrile du frêne d'ici le 3 décembre. Les frênes coupés seront toutefois remplacés en 2022, selon le conseiller municipal de Saint-Roch-Saint-Sauveur Pierre-Luc Lachance.

« Comme plusieurs d’entre vous l'ont remarqué, depuis plus de deux mois des affiches et des marquages ont été faits sur plusieurs arbres le long de la rivière Saint-Charles en lien avec l'infestation de l'agrile du frêne qui continue de frapper. Ainsi, l’abatage de ces 64 arbres qui ne se qualifiaient pas pour l'injection de TreeAzin (NDLR: un insecticide) débutera dans les prochains jours pour se poursuivre jusqu'au 3 décembre prochain », a écrit le conseiller Pierre-Luc Lachance sur Facebook, sur la page d'un groupe de citoyens de Saint-Roch.

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« Des sections de la piste cyclable et des sentiers pédestres pourraient être fermés à l'occasion de ces travaux de façon temporaire. Les frênes coupés seront tous remplacés en 2022. Pour plus d'information, je vous invite à contacter le 311 au besoin », a précisé l'élu.

L’agrile du frêne a gagné du terrain à grande vitesse au cours des dernières années à Québec. L’insecte, qui fragilise et fait ultimement mourir les arbres, est maintenant présent sur presque tout le territoire, indique la Ville sur son site web. « Des dizaines de milliers de frênes ornent la ville, que ce soit dans l’espace public, sur les propriétés privées ou dans les boisés », ajoute-t-elle.

C'est quoi?

« L’agrile du frêne (Agrilus planipennis) est un buprestidé originaire de l’Asie du Sud, y compris la Chine et l’Extrême-Orient russe. La plupart des frênes nord-américains sont très vulnérables à ce buprestidé qui a détruit des millions d’arbres dans des zones forestières et urbaines au Canada. Aucun prédateur naturel nord-américain, comme le pic-bois, les autres insectes ou les parasites, n’a pu ralentir la propagation de l’agrile du frêne ou l’empêcher de détruire les arbres », explique Ressources naturelles Canada.

L’agrile du frêne est fort probablement arrivé en Amérique du Nord dans des emballages en bois au début des années 1990, d'après le gouvernement canadien.

Lutte

« L'objectif principal de la lutte contre l’agrile est de ralentir l’infestation et de protéger la canopée de façon à minimiser les impacts sur le paysage et le bien-être des citoyens », selon la Ville de Québec.

« Pour le moment, il n’existe pas de méthode efficace pour éradiquer l’agrile du frêne, mais il est possible de ralentir la mortalité des frênes. Cette approche retenue par la Ville permet de gagner du temps pour rebâtir la canopée et le paysage. Ainsi, les services écologiques que fournissent les arbres (fraîcheur, air pur, bien-être, etc.) peuvent être maintenus et les coûts associés à la gestion des impacts peuvent être étalés sur un plus grand nombre d’années », enchaîne la municipalité.

Agrile du frêne
Un autre arbre marqué pour abattage le long de la Saint-Charles.
Crédit photo: Jean Cazes