La quête de l’excellence du jjacques | 7 mai 2020 | Article par Amélie Légaré

Crédit photo: Sam St-Onge

La quête de l’excellence du jjacques

Le milieu de la restauration est durement affecté par la crise actuelle, mais certains profitent de cette pause involontaire pour se refaire une beauté ou revoir leur offre, tel que le jjacques. L’équipe annonce quelques changements au sein de son établissement et célèbre sa nomination aux prestigieux 2020 Spirited Awards de Tales of the Cocktail Foundation.

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Ouvrir un établissement avec un permis de bar sur la rue Saint-Joseph est un rêve que caressait Vincent Thuaud depuis longtemps. Ayant grandi dans le quartier St-Roch, l’entrepreneur a vu le quartier et son artère principale évoluer au fil des années, et il est heureux d’intégrer son concept différent à cet heureux mélange depuis l’été 2019. Depuis son ouverture, le jjacques est voué à être un bar à cocktails et à huîtres où l’on peut déguster de la nourriture cuisinée par des passionnés avec des produits frais et locaux.

Belle récompense pour Vincent et ses associés, le jjacques est le seul établissement de Québec en nomination aux 2020 Spirited Awards, dans la catégorie Best New International Cocktail Bar. À ses côtés, neuf autres commerces de l’industrie se démarquent au Canada selon Tales of the Cocktail Foundation, qui récompense le sérieux et la qualité des ressources offrant des cocktails à travers le monde. « Pour moi, c’est toujours quelque chose que j’aime de savoir que les gens qui font la même chose que moi dans la vie valorisent et reconnaissent le travail qu’on fait », affirme le copropriétaire.

Nouvelle identité culinaire

Une nouvelle chef joint les rangs de l’équipe pour revoir l’offre gastronomique de l’établissement au cours des prochaines semaines. Sophie Langlois revient de la Nouvelle-Zélande et de l’Australie, où elle a travaillé dans des bars à huîtres et des restaurants. Ainsi, l’établissement demeurera un bar à huîtres et les tours de fruits de mer seront toujours de la partie, mais l’offre alimentaire sera modifiée. On peut désormais s’attendre à déguster des plats à partager oscillant entre 12 $ et 22 $.

« Avec l’identité de la nouvelle chef et notre vision d’entreprise, ça va être un peu plus axé sur les légumes et les produits de saison, » ajoute Vincent. « C’est sûr que c’est dur en ce moment la situation, mais ça permet d’avoir du changement. Il va y avoir du mouvement donc cela va donner des opportunités aux gens. Comme nous. Je ne sais pas si on aurait rencontré cette fille sans la situation actuelle. […] Je pense que ça va amener un petit vent de fraîcheur. »

Carte à cocktails créative

La carte à cocktails du jjacques présentait des classiques réinventés au goût de figures connues dans l’industrie, mais cette dernière sera également revue afin d’offrir des créations avec des ingrédients originaux sous différentes formules: « cocktails en fût, cocktails pré-embouteillés, cocktails en fermentation dans les bouteilles ». À plus long terme, le copropriétaire aimerait fusionner l’équipe du bar et de la cuisine afin que tous les employés collaborent ensemble.

Une approche axée sur le client

Cet hiver, j’ai eu la chance de vivre l’expérience gastronomique du jjacques dans le cadre de l’événement Québec Table Gourmande. Un menu spécial composé de sashimi de hamachi, arancini aux champignons sauvages, poutine aux topinambours (un vrai délice), et magret de canard assorti d’une purée de carottes fermentées et mostarda de courge étaient au menu. Chaque service était accompagné d’une boisson minutieusement sélectionnée pour rehausser la saveur des plats. L’accueil et le service personnalisé étaient à la hauteur de nos attentes.

Les associés ne s’en cachent pas, de nombreuses heures de travail ont été investies dans le projet inspiré des speakeasy, ces bars clandestins de l’époque de la prohibition, tant au niveau de la décoration, que de l’accueil ou de l’expérience gastronomique.

« On cherchait ce concept d’excellence sans que ce soit prétentieux. Jjaques est un endroit où on peut aller manger entre amis, prendre un verre seul le soir pour lire un bouquin, dater et c’est un endroit où le client est toujours placé au premier plan, mais de la bonne façon », ajoute l’associé Charlie Fernandez.

Malgré sa fermeture et la décision de ne pas offrir de plats pour emporter pendant la crise, l’équipe du jjacques ne chôme pas pour autant. « On préfère préparer, prendre de l’avance et s’assurer que quand on va pouvoir rouvrir, que ce soit partiellement ou complètement, on va offrir quelque chose qui est encore plus à la hauteur des attentes des clients qu’avant », conclut Vincent Thuaud.