Un institut de recherche au service du Québec | 7 février 2020 | Article par Catherine Breton

Édifice de l’INRS bordant la Place de l’Université dans le quartier Saint-Roch.

Crédit photo: Marc Couture

Un institut de recherche au service du Québec

En 2019, l’Institut national de la recherche scientifique (INRS), installé dans Saint-Roch depuis 2004, fêtait son 50e anniversaire.

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Pour marquer l’évènement, nous vous proposons de faire une brève incursion dans l’univers de ces chercheurs émérites qui fouillent, inventent, innovent et trouvent des solutions à des problématiques de toutes sortes, touchant à l’environnement, à l’urbanisme, à la santé, aux télécommunications et plus encore.

Depuis sa fondation, en 1969, l’INRS a pour mandat de former des chercheurs de haut niveau qui seront aptes à relever des défis dans leurs domaines de prédilection. J’ai eu la chance de m’entretenir avec Jean-Pierre Villeneuve, chercheur en hydrologie, qui a dirigé durant plusieurs années le Centre Eau Terre Environnement. Son dada, ce sont les mathématiques, et grâce à ses recherches, il a apporté des solutions novatrices à des problèmes concrets touchant la gestion de la ressource en eau. Il a accepté de fouiller dans ses souvenirs pour me raconter la genèse de cette institution, où il enseigne depuis 1970.

M. Jean-Pierre Villeneuve
Crédit photo: Christian Fleury

« Attends que je revienne un peu en arrière… Dans les années 1990, l’INRS avait différentes cellules éparpillées un peu partout dans la ville de Québec où il menait ses activités… environ 17 en 2000. Et l’idée, c’était de se regrouper. Déjà au début des années 1990, il a été question que l’INRS s’établisse dans le parc technologique de Québec, à Sainte-Foy. Mais le projet a été abandonné en 1995. Le ministre de l’Éducation de l’époque, M. Garon, voulait que l’Institut soit à Lévis. »

Au fil de la conversation, je comprends qu’il y a eu beaucoup de négociations, de tentatives échouées et de pourparlers pour arriver à s’entendre sur un endroit qui conviendrait à tous les partenaires impliqués dans les activités de l’INRS. Les dirigeants de l’époque tenaient à garder une proximité avec le ministère de l’Environnement et les autres ministères partenaires. C’est finalement dans le quartier Saint-Roch, avec l’aide du maire L’Allier qui a généreusement donné un terrain sur lequel est actuellement construit l’INRS, que le projet s’est concrétisé.

Aujourd’hui, l’INRS est constitué de quatre centres ; Eau Terre et Environnement ; Énergie Matériaux et Télécommunications ; Urbanisation Culture et Société ; ainsi que le centre Armand-Frappier Santé et Biotechnologie. Chacun de ces centres œuvre dans un champ d’action défini.

Des applications pratico-pratiques

Outre la formation de chercheurs et de spécialistes, la mission de l’INRS vise à utiliser la recherche fondamentale et appliquée pour résoudre les problèmes de la société québécoise.

Les tons et les sujets des projets de recherche sont à la fois dictés par les différents ministères qui voient l’émergence de certaines problématiques, par les besoins de certaines industries ou encore par les chercheurs qui entrevoient des méthodes innovantes pour améliorer nos façons de faire.

Pour vous donner des exemples concrets des applications pratiques développées au sein de l’INRS, il y a le processus de décontamination des incinérateurs de Québec qui a été développé par des chercheurs de l’INRS. Ou encore le logiciel Hydrotel, qui a également été développé à l’INRS pour Hydro-Québec dans le but de prévoir les inondations.

Acteur majeur dans la lutte…

Évidemment, les changements climatiques et leurs impacts sur les différents écosystèmes occupent une large part des recherches présentement en cours et à venir dans les différents centres de l’INRS puisque ces changements affectent tous les secteurs de nos vies.

Des projets de recherche sur la prolifération des algues du lac Saint-Charles sont incontournables pour nos réserves d’eau potable dans la grande région de Québec. On retrouve également des recherches qui visent à mettre au point un nouveau procédé écologique de dégradation de l’atrazine, un des herbicides les plus répandus en Amérique du Nord, afin qu’il libère le moins de produits chimiques possible.

En ayant l’environnement continuellement dans sa mire et en observation, l’INRS contribue activement au virage vert que l’on voit poindre.

Main dans la main

Toujours dans le but de maximiser le développement culturel, économique et social du Québec, l’INRS s’implique et tisse des liens étroits avec diverses institutions à travers le monde. La recherche multidisciplinaire et les alliances interinstitutionnelles, dans le contexte actuel, permettent de combiner des savoirs et des savoir-faire essentiels à l’avancement de la science qui devient de plus en plus pointue et complexe.

Bref, c’est un institut qui vise à servir la collectivité et il a pignon sur rue dans Saint-Roch.

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