Des haltes-chaleur pour l’hiver dans deux parcs de Saint-Roch | 29 octobre 2020 | Article par Suzie Genest

Sc;ene comparative. 25 juin 2019.

Crédit photo: Jean Cazes

Des haltes-chaleur pour l’hiver dans deux parcs de Saint-Roch

La Ville de Québec a annoncé cet après-midi de nouvelles mesures pour venir en aide aux personnes en situation de vulnérabilité. Des haltes-chaleur temporaires dans l’espace public, un projet de travail alternatif en partenariat avec le YMCA Saint-Roch et une présence accrue d’intervenants sociaux sont au cœur de cette annonce.

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Les haltes-chaleur seront aménagées pour l’hiver respectivement au jardin Jean Paul-L’Allier (auparavant nommé jardin Saint-Roch) et au parc Gilles-Lamontagne, près de la Marina Saint-Roch et du Centre récréatif (qui abrite temporairement la bibliothèque Gabrielle-Roy).

« Ces haltes se veulent des endroits sécuritaires où les personnes en situation d’itinérance, à risque de l’être ou encore marginalisées, pourront se poser et se réchauffer. Avec la fermeture de certains milieux de vie au centre-ville, ces espaces extérieurs temporaires faciliteront l’intervention des travailleurs de proximité, contribueront à la réduction des méfaits et renforceront le filet social », peut-on lire dans le communiqué émis par la Ville de Québec.

Un montant de 35 000 $ est attribué à cette initiative, par laquelle on pense desservir une vingtaine de personnes par jour /soir au cours de l’hiver.

Interventions sociales

En collaboration avec le YMCA de Québec, un projet de travail alternatif se met en place pour des personnes en situation ou à risque d’itinérance, dont l’admissibilité aux programmes d’aide gouvernementale est compromise. Une rémunération forfaitaire leur sera versée pour l’accomplissement de travaux liés à la propreté et à la sécurité des espaces publics. Ramassage de déchets, déneigement et autres tâches liées à l’entretien de ces espaces font partie des travaux prévus. Les agents de liaison du YMCA de Québec assureront l’encadrement, en collaborant avec d’autres intervenants locaux. La Ville de Québec consacre un montant de 10 000 $ à ce projet de travail alternatif, dont une dizaine de personnes pourront se prévaloir.

Une enveloppe de 55 000 $ servira à accroître la présence d’intervenants sociaux. Elle ira à la rémunération des agents de liaison qui assureront le soutien et l’accompagnement aux personnes en situation de vulnérabilité et à des intervenants qui travaillent auprès des jeunes en difficulté dans d’autres secteurs. Par cette mesure, la Ville estime qu’une douzaine de jeunes et une soixantaine de personnes en situation de vulnérabilité seront rejoints chaque jour ou soir.