CKIA a besoin de votre appui | 26 novembre 2020 | Article par Julie Rheaume

L'animatrice de Québec Réveille!, Marjorie Champagne (à droite), dans les nouveaux studios de CKIA, sur la rue St-Paul.

Crédit photo: courtoisie

CKIA a besoin de votre appui

La radio généraliste et progressiste CKIA 88,3 FM est présentement en pleine campagne de recrutement. Cette station, présente dans le paysage radiophonique de la ville de Québec depuis 1984, diffuse des dizaines d’émissions originales par semaine, dont le magazine culturel Qulture, que j’anime depuis 2004.

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Soutenir CKIA, c’est permettre la production de 30 magazines « Actualité-Société-
Information », huit magazines « Littérature-Arts-Culture » et 39 magazines « Musique-Scène-Relève » par 150 producteurs et productrices bénévoles.

Habituellement, je me tiens loin des textes au « JE », des états d’âme et des articles d’opinions mal ficelés. En tant que journaliste, je préfère faire parler les gens et informer les lecteurs et lectrices plutôt que de me regarder le nombril…. Mais bon, CKIA 88,3 FM fait partie intégrante de mon parcours professionnel et de ma vie depuis 1996, bien avant l’apparition de Qulture. Je vais donc vous parler de la place qu’occupe la station dans mon cheminement.

Parcours

Jeune diplômée de l’Université Laval, le contexte économique du milieu des années 90 et ma propre timidité (à l’époque) m’empêchaient de prendre de l’expérience dans les médias. Je faisais bien de la rédaction à la pige ici et là, le tout accompagné de jobines alimentaires et de périodes plus creuses, mais je cherchais à élargir mes horizons dans le domaine des communications.

J’étais déjà impliquée bénévolement au journal Droit de parole depuis 1995. J’avais ainsi décidé de tâter le pouls de la radio. Les directrices alors en place m’avaient d’ailleurs chaleureusement accueillie. J’ai débuté sur les ondes de Radio Basse-ville (comme on l’appelait à l’époque) en y animant un magazine hebdomadaire qui avait pour titre Chroniques de quartier. J’y présentais chaque semaine un organisme communautaire ou un service accessible à la population tout en flirtant de temps à autre avec l’information municipale.

Ensuite, je me suis impliquée dans la matinale Libre-Service une fois par semaine et dans un magazine d’information appelé Info Centre-Ville. Mes obligations professionnelles ont plus tard fait en sorte que je n’avais plus le temps d’animer une émission régulière à l’antenne, mais j’y revenais toujours durant la belle saison pour y couvrir le Festival d’été de Québec, une aventure totalement grisante.

Puis, après avoir été embauchée comme salariée à Droit de parole pendant plusieurs années, mon poste est aboli au début de 2004. Le coup est dur à encaisser. Je cherche à me changer les idées et à me réinventer. Je propose l’émission Qulture aux responsables de la station. Je suis passionnée de musique et de culture, donc pourquoi ne pas faire une émission à ce propos?  Le projet est retenu et je débute cette nouvelle aventure en mai 2004. Le programme d’une heure est d’abord présenté les mercredis. Ensuite, on passe aux vendredis, en fin de journée, et la durée est bonifiée à deux heures.

Je couvre la culture, les arts, les spectacles. Je me fais des contacts auprès de divers intervenants du milieu. C’est d’ailleurs ces contacts qui facilitent mon embauche comme pigiste à Québec pour un magazine artistique et féminin grand public. Je bosserai pour cette revue de juillet 2005 à septembre 2006, moment de sa fermeture. Puis en octobre 2006, je suis embauchée comme journaliste pour un site web artistique. Encore une fois, les contacts faits à Qulture sont d’une aide précieuse. Tout en travaillant comme reporter à l’écrit à temps plein, je continue mon émission à CKIA.

Puis, autre changement professionnel vers des horizons plus verts, je quitte le site web pour un poste de chef de pupitre dans un quotidien en novembre 2011. Je peux toujours continuer d’animer Qulture même si j’œuvre désormais pour un grand groupe médiatique. Un changement de case horaire s’impose cependant, car je bosse généralement du milieu de l’après-midi jusqu’en fin de soirée. On adopte alors le créneau horaire actuel de 11 h à 13 h les jeudis.

Comme ceux d’une quinzaine de collègues, mon poste dans ce journal sera finalement aboli en septembre de cette année, mais je ferai ensuite le saut chez Monquartier.quebec et le journal Le Carrefour le mois suivant. Mais Qulture continue bien évidemment!

Là pour moi

Malgré les changements d’emplois, les soubresauts professionnels, les fins et les débuts, CKIA a toujours été là. Je ne pourrais désormais me passer de cette émission qui fait partie de ma vie, qui me permet notamment de voir des spectacles, interviewer des artistes ou autres intervenants culturels et de voir des gens, alors que le cercle d’amis devient plus restreint au fil des ans. En situation normale (hors pandémie), Qulture est vraiment au cœur de ma vie sociale.

Julie Rheaume entourée de Randall Spear et Mélodie Spear en mai 2019, lors des 15 ans de Qulture.
Crédit photo: Courtoisie

La crise sanitaire actuelle a lourdement affecté la vie culturelle. Malgré l’absence de spectacles et pièces de théâtre devant public, de premières, de soirées épicuriennes et de visites au musée, je tiens à vous informer. Et malgré ce que l’on pourrait penser, je ne manque pas de sujets en cette période trouble : lancements de nouveautés musicales, événements virtuels, restaurateurs qui se réinventent, activités familiales et j’en passe.

Diversité

La grande famille de CKIA est composée de passionnés et passionnées, de gens qui ont à cœur la justice sociale, le féminisme, le respect, l’égalité, la diversité et d’offrir une information et des opinions différentes. L’information municipale, communautaire, syndicale et citoyenne, les aînés, les jeunes, les communautés culturelles y ont aussi bien évidemment leur place.

C’est aussi des mélomanes de tous horizons et autres personnes avides de culture.

On y parle même de jardinage avec l’expert reconnu Larry Hodgson, présent sur les ondes de CKIA depuis des années! Le « jardinier paresseux » est d’ailleurs l’égérie de la campagne d’adhésion 2020 de la station.

Appuyer CKIA, c’est soutenir un média au mandat et à la programmation unique dans le paysage radiophonique souvent clivant de Québec. C’est appuyer ses artisans et artisanes bénévoles (ainsi que sa petite équipe salariée) et permettre à cette station de continuer d’exister.

J’appuie CKIA depuis 24 ans… et vous?

Pour soutenir la station, il suffit d’aller sur le site web CKIAFM.ORG et de cliquer sur « Devenez membre ».  Il est aussi possible de passer aux nouveaux locaux de la station au 191 rue Saint-Paul entre 9 h et 14 h du lundi au vendredi ou d’envoyer un chèque à CKIA 191 rue Saint-Paul, Québec, QC G1K 3W2 pour adhérer.

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