Tour du monde à 180 degrés avec la Maison des enfants | 12 juin 2019 | Article par Suzie Genest

Crédit photo: Suzie Genest

Tour du monde à 180 degrés avec la Maison des enfants

Jeudi dernier, au Café-rencontre centre-ville, la Maison des enfants et le Projet 180 degrés ont accueilli une foule nombreuse pour la présentation d’une exposition de fin d’année sur la thématique des pays.

Un tour du monde…

C’est la troisième année d’existence du projet d’exposition annuelle, qui abordait en 2018 la thématique des métiers. Dans la belle grande salle du Café-rencontre centre-ville, on pouvait découvrir jeudi des pays des quatre coins du monde : Angola, Croatie, Haiti, Serbie, Portugal, Côte-d’Ivoire… Les jeunes artistes étaient visiblement fiers, leurs familles aussi. On pouvait aussi croiser sur place plusieurs bénévoles et même des artistes de renom comme Lucienne Cornet, qui mijote des projets avec des élèves d’écoles locales.

Amélia Bordeleau, coordonnatrice du Projet 180 degrés, et Camille Ferland, directrice de la Maison des enfants
Crédit photo: Suzie Genest

L’idée derrière cette exposition, explique Amélia Bordeleau, coordonnatrice du Projet 180 degrés, c’est d’amener les jeunes à mettre en pratique leurs apprentissage en français, en mathématique, dans les différentes matières scolaires. En équipe, ils font des recherches, écrivent des textes, créent des illustrations. Et leur participation leur donne une récompense : une sortie de fin d’année.

Des services pour les élèves locaux

Le Projet 180 degrés, une table de concertation fondée il y a une dizaine d’années par l’actuel directeur du Café rencontre centre-ville Jérémie Vitrano, rejoint des jeunes de la 6e année et du secondaire de différentes écoles des quartiers de La Cité-Limoilou et de Vanier. Elle se consacre notamment à la persévérance scolaire, à travers l’aide aux devoirs, offerte dans ses espaces de l’édifice du Café-rencontre centre-ville.

La Maison des enfants, installée dans un autre local du quartier Saint-Roch, propose également de l’aide aux devoirs, mais aussi des activités de fin de semaine, aux élèves de la 1re à la 5e années. Ce sont les religieuses de Jésus-Marie, installées dans Saint-Roch, qui l’ont fondée en 1994. Dès le début, elles ont mis en place des activités pour occuper la fin de semaine les enfants du quartier ainsi que de l’aide aux devoirs. Si leur âge et leur santé ne leur permet plus d’être activement présentes aujourd’hui, de nombreux bénévoles ont pris leur relève, explique la directrice générale de la Maison des enfants Camille Ferland.

« Nous avons 35 bénévoles, de tous âges, des étudiants autant que des retraités. »

La Maison oeuvre en étroite collaboration avec les écoles primaires comme l’école des Berges pour identifier les élèves qui pourraient bénéficier de l’aide offerte. Sa clientèle compte par exemple des enfants issus de l’immigration, dont les parents peuvent difficilement les accompagner dans leurs devoirs et leçons à cause de la barrière de la langue. Le 14 mai dernier, elle comptait parmi les 10 nouveaux Porteurs des droits de l’enfant dévoilés en même temps que la thématique de la Mobilisation des porteurs des droits de l’enfant pour son 10e anniversaire : « Un arbre de droits ».