L’école des Berges inaugure «La rivière» | 23 septembre 2019 | Article par Véronique Demers

Crédit photo: Véronique Demers

L’école des Berges inaugure «La rivière»

C’est par le samedi ensoleillé du 21 septembre qu’une douzaine d’élèves en francisation de l’école des Berges, avec parents et amis, en compagnie de la muraliste Lucienne Cornet et du directeur de l’établissement, Kino Métivier, que la murale La rivière a été inaugurée. Par sa musique, la fanfare Les chats de ruelles est venue égayer l’événement.

«On a préparé ce projet l’hiver dernier. On s’est inspirés de la rivière Saint-Charles pour créer la murale La rivière. J’ai fait pratiquer différentes techniques et médiums aux élèves, comme les pochoirs et la gouache, avant qu’ils amorcent leur oeuvre à l’acrylique sur un panneau d’aluminium», a expliqué l’artiste, dont l’atelier est à deux pas de l’école primaire, dans le quartier Saint-Roch.

Les panneaux en aluminium de 4 pieds X 4 pieds seront fixés sur le mur extérieur de l’école pour une exposition permanente.
Crédit photo: Véronique Demers

Ce projet, subventionné par le ministère de la Culture et des Communications à hauteur de 12 000$, visait à valoriser la créativité des jeunes, mais aussi à favoriser leur intégration culturelle. «C’est arrivé comme un cadeau, puisque l’an dernier, on souhaitait offrir de l’art-thérapie à des enfants de 1re et de 2e année. L’école compte 300 élèves, et pour une centaine d’entre eux le français n’est pas leur langue maternelle. Une douzaines de ces élèves, d’abord identifiés par des enseignants, ont eu le privilège de participer au projet de Mme Cornet», a détaillé Kino Métivier, directeur de l’école des Berges.

Phase 2

Isabella, née au Québec mais issue de parents d’origine colombienne, s’est dite très fière de pouvoir participer au projet. «J’ai fait un arc-en-ciel et des animaux. J’aime bien dessiner», résume l’élève en deuxième année.

De son côté, Iksam, 9 ans, a témoigné avoir eu beaucoup de plaisir dans le projet. «J’ai bien aimé dessiner un peu de nature, comme un pommier, des nuages, un soleil. Ça fait différent des cours de ballet que j’ai pris. Je souhaite continuer en arts plastiques», a exprimé la jeune fille, née en Arabie Saoudite.

La fanfare Les chats de ruelles.
Crédit photo: Véronique Demers

Pour poursuivre la murale, une deuxième phase est déjà dans les cartons. La demande de projet a été envoyée au ministère de la Culture et des Communications. Mme Cornet et l’école des Berges attendent la réponse. Mais cette fois-ci, le projet est ouvert à tous les élèves de l’établissement scolaire.