<em>Élévation</em> : un premier album de Pulsart Trio qui en laisse espérer bien d’autres | 25 octobre 2019 | Article par Jason Duval

Pulsart Trio lors d’un passage à CKIA FM 88,3 en juillet dernier.

Crédit photo: Kim Jandot, CKIA FM

Élévation : un premier album de Pulsart Trio qui en laisse espérer bien d’autres

Jeudi, le trio jazz contemporain originaire de la ville de Québec Pulsart Trio lançait son premier album Élévation dans un District Saint-Joseph plein à craquer.

Cet album que le trio québécois qualifie de « spatial » décrit bien ses compositeurs-interprètes. Leurs compositions originales sont uniques en leur genre – celui du jazz fusion, et j’ajouterais du « jazz fusion spatial » (justement).

Le groupe se compose de trois musiciens talentueux : Jérémie Carrier au vibraphone, Olivier Madore-Millette à l’orgue, Simon Beauséjour Boudreault à la batterie. Leurs premières pistes, sorties en 2017 sur le EP Prologue, donnaient déjà un avant-goût du jazz spatial, très original, de ces trois jeunes hommes. Une musique colorée, aux sonorités calmes mais toujours planantes, nous entraîne dans l’immense univers du jazz fusion. La soirée de lancement, supportée par Arte Boréal, s’est déroulée dans un crescendo digne des plus grands trios du jazz.

3… 2… 1…

Si la soirée a commencé avec un effet sonore de qualité, un décompte de lancement de fusée, elle a rapidement laissé place à des envolées musicales impressionnantes. Dans le style instrumental très particulier, unique à Pulsart Trio, les prestations ont pris des allures jazz psychédéliques. Durant la soirée, des projections colorées venaient agrémenter l’expérience musicale. Par moments, le public a eu l’impression d’être projeté dans les années 1970. À son orgue aux sonorités très seventies, Olivier Madore-Millette aurait très pu se retrouver dans le légendaire groupe The Doors.

La moindre note aiguë du vibraphone de Jérémie Carrier résonne et ressort d’une façon spectaculaire dans chaque pièce. Sur fond de batterie et d’orgue, majoritairement des notes assez graves, celles du vibraphones reviennent à l’avant-plan.

Prélude au futur

Si quelques-unes des pièces de l’album sonnent comme à l’époque de Joplin et Hendrix (en version jazzés), la pièce « La Danse à la Tortue », elle, est contemporaine. Très lente, cette pièce se veut un hymne à la Terre et un ordre d’apprécier ce qui nous entoure. Composée par Jérémie Carrier, lors d’une soirée qu’il décrit lui-même comme étant « très l’fun », c’est sans doute l’une des pièces fortes d’Élévation.

Pulsart Trio a attaqué la première partie avec des pièces entrainantes de jazz fusion, alternant vibraphone et tambour, toujours avec un léger côté plannant. La deuxième partie s’est enchaînée avec des titres de précédent EP du trio, Prologue, sorti en 2017.

« L’album Élévation se termine par la pièce « Prélude », drôle d’emplacement pour un prélude. Mais on espère que c’est le prélude de bien d’autres albums », a expliqué Jérémie Carrier.

Pour être très honnête, je l’espère aussi, comme la cinquantaine de personnes présentes hier soir au District Saint-Joseph.

L’album Élévation de Pulsart Trio est disponible chez plusieurs disquaires de la ville et en version numérique sur BandCamp au https://pulsarttrio.bandcamp.com/

En savoir plus sur...