Wartin Pantois houspille le G7 | 3 juin 2018 | Article par Suzie Genest

Crédit photo: Wartin Pantois

Wartin Pantois houspille le G7

Depuis ce matin, aux abords du jardin Jean-Paul L’Allier, une nouvelle intervention de Wartin Pantois s’en prend au Sommet du G7 qui se tiendra les 8 et 9 juin.

À l’angle des rues de la Couronne et de Saint-Vallier Est, l’installation in situ intitulée Le groupe des 7 se compose d’un collage au pavé de personnages en papier encerclant un élément en trois dimensions : des lingots d’or. En présentant « un groupe select de sept décideurs génériques qui tournent en rond en rampant autour des richesses du monde », le street artiste de Saint-Roch, également sociologue, livre une critique citoyenne des grands sommets mondiaux :

« J’ai voulu illustrer l’impression citoyenne que ces sommets à huis clos tournent à vide, que nos décideurs sont plus préoccupés par le pouvoir et l’argent que par le bien-être de la population et l’avenir de la planète. Ils semblent aussi bien plus intéressés par les mesures de sécurité et leur confort que par la démocratie et l’expression citoyenne, alors que l’espoir est là. »

Habitué à voir plusieurs de ses oeuvres disparaître peu de temps après les avoir exécutées, Pantois s’attend visiblement à ce que cette nouvelle offensive subisse le même sort que Santé pour tous ou encore Printemps 2018. Dans la première, les collages représentant des utilisateurs de drogues injectables avaient été arrachés en tout ou en partie dès la journée de leur installation. La scène d’émeute historique de la seconde avait disparu sans laisser de trace quelque deux heures après avoir été collée au mur du Collège Aviron en avril dernier.

« L’œuvre [Le groupe des 7] est donnée en pâture aux représentants de l’ordre établi qui s’empresseront certainement d’en effacer toute trace. La mort d’une œuvre est probablement la preuve qu’elle aura été vivante. »