Le ravissement par la lumière et le son : <em>Soirée indomptée I</em> au Mois Multi | 3 février 2018 | Article par Anne-Christine Guy

SpaceTime Helix, Michela Pelusio.

Crédit photo: Alba Rupez

Le ravissement par la lumière et le son : Soirée indomptée I au Mois Multi

C’est ce vendredi qu’était lancé officiellement le Mois Multi 2018. La première moitié du festival étant surtout dédiée aux performances et spectacles, le grand public était invité à un 5 à 7 avec discours de circonstances et, entre autres, la première d’une série de trois Soirées indomptées. Nous avons eu la chance d’y assister et, il faut le dire : le Mois Multi commence en lion!

Pour la première Soirée indomptée, la commissaire Ariane Plante avait invité l’artiste italienne Michela Pelusio qui présentait la performance SpaceTime Helix. En seconde partie, c’était le musicien berlinois Robert Lippok qui terminait sa tournée nord-américaine ici dans le quartier Saint-Roch.

Faire danser la lumière

Space Time Helix, c’est quarante minutes de fascination. La performance commence tranquillement : quelques notes de synthétiseur, un grondement sourd et une lumière qui virevolte dans la noirceur de la Salle multi. On peut sentir la douce terreur de l’arrivée d’un orage lointain, puis lentement, on tombe hypnotisé devant ce spectacle lumineux.

SpaceTime Helix, Michela Pelusio.
Crédit photo: Alba Rupez

La lumière qui danse, en réalité, c’est une corde qui part du plancher et monte jusqu’au plafond. Cette corde tourne sur elle-même et, dans sa rotation, crée des faisceaux de lumière qui se transforment tout au long de la performance. L’artiste Michela Pelusio, derrière son clavier, contrôle le dispositif lumineux tel un dompteur de serpents. À certains moments, même, elle intervient directement sur la corde, ajoute de nouveaux éléments. SpaceTime Helix, c’est un moment de pure magie et, heureusement, pour les absents, la performance sera présentée ce samedi lors de la deuxième Soirée indomptée et aussi ce dimanche à 15 h.

Varieties of Impact

La seconde performance du Berlinois Robert Lippok était elle aussi quelque peu hypnotique. La musique électronique savamment mixée nous entraînait dans une espèce de transe. Sur scène, le DJ était seul avec tout son attirail et des projections qui se modulaient tout au long de la pièce musicale. Le musicien a entamé sa performance avec des sons stridents, même un peu choquants, comme un appel au public. Puis, le son s’est transformé en rythmique saccadée et enlevante.

Pendant l’ensemble du spectacle, la musique montait en tension pour se dissoudre très doucement à la fin de la performance. Varieties of Impact porte bien son nom, car Robert Lippok nous entraîne avec lui dans des environs variés, et sa musique nous happe toujours là où on ne l’attendait pas.

Varieties of Impact, Robert Lippok

En somme, la première Soirée indomptée était une réussite et une bonne prémisse à ce festival qui nous en fait voir de toutes les couleurs. Les deux prochaines Soirées indomptées s’annoncent à la hauteur de ce qui nous a été déjà présenté, tout comme le reste de la programmation d’ailleurs.

Voir les détails de la programmation du Mois Multi.