<em>La réunification des deux Corées</em> ou toutes les couleurs de l’amour | 26 septembre 2018 | Article par Valériane Cossette

Crédit photo: Pierre-Marc Laliberté - Théâtre La Bordée

La réunification des deux Corées ou toutes les couleurs de l’amour

L’amour.
Sous toutes ses formes, multiples, uniques, communes et individuelles.
Celui qu’on ressent dans nos coeurs, dans nos têtes.
Dans nos tripes.
Celles, irréconciliables, qui se rencontrent sur un coin de rue, renaissent chaque jour.

Voilà La réunification des deux Corées.
Une vingtaine de tableaux.
Plusieurs drôles, d’autres touchants.
Certains quelque peu absurdes.

Loin de moi l’idée de vous gâcher la découverte de ces différentes histoires en vous racontant certaines intrigues. Disons plutôt que je veux juste piquer votre curiosité… Vous verrez…
Un mariage tombé en vrille – et quelle vrille!
Des arguments passionnés pour la vie d’un fils.
Un mari qui revient à un drôle de moment. Avec ses clés.
Un amour de plusieurs années (et avec des grands enfants) qui recommence chaque jour comme au premier jour.

Un jeu coloré aux mille et un visages

Le plus grand point fort de cette pièce est sans aucun doute le jeu.
Neuf acteurs qui jouent une cinquantaine de personnages (je n’ai pas compté, mais ça doit être à peu près ça). Tous les plus différents les uns des autres et aux dialogues élaborés.
Parfois peut-être un peu trop. Un peu trop « français » dans la bouche de Québécois, pas tout à fait naturels. Mais, la plupart du temps, tout coule et on embarque.
À fond.

On se laisse porter par les rires, l’absurde et les petits serrements de coeur.
Pas de larmes, mais beaucoup de réflexions, sur nos propres amours, nos propres relations.
Un jeu qui donne mille éclats et couleurs aux personnages. Qu’ils soient farfelus et sortis d’une boîte de Cracker Jack ou plus réalistes, plus proches de nous.

Un décor et une mise en scène où l’amour et ses paroles prennent toute la place

Le tout dans un décor et une mise en scène épurés, qui laissent toute la place aux mots, aux grandes envolées.
À l’amour.
Qui prend toute la place.
Nous fait sentir seul. Ou entouré. Nous étouffe. Nous déboussole.
Pas besoin de décor ou de mise en scène extravagante.

C’est l’amour qui habite la scène.
Ses acteurs. Ses personnages. Ses histoires farfelues, réalistes.

Ce choix scénique donne plus de portée aux paroles et aux actes qu’inspire l’amour aux personnages. Il permet aux personnages d’être libres, sans attache, et de vivre leur sentiment dans un lieu sans murs, sans frontières.

Les seules frontières : les transitions entre les tableaux. En musique, souvent populaire, enregistrée. Parfois live et chantée par la voix d’Olivier Normand. Des chansons toujours connectées à l’action, aux sentiments que les histoires veulent nous faire vivre.

Le meilleur moyen pour vivre toutes ces aventures, connaître ces personnages et leurs histoires d’amour, d’amitié, de famille, c’est d’aller voir La réunification des deux Corées au Théâtre La Bordée et de vous faire votre propre idée. Abandonnez-vous.

Vous avez jusqu’au 13 octobre.