La petite scène et le Cycle du Féminin

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Snap à La petite scène – Cycle du Féminin. Les photos de cet article sont de Llamaryon

Pour la Journée internationale de la lutte pour les droits des femmes, La petite scène ne pouvait être plus à propos : 8 mars, 8 interprètes (en plus d’une MC et d’un court métrage) pour une 8e édition… tous ces huit sont-ils un signe d’infinité ? Espérons-le, car le concept de La petite scène vieillit très bien et l’expérience intime de la danse contemporaine qu’offre Le Cercle comme diffuseur est incomparable.

Un « plancher ouvert »

La petite scène est née de l’initiative de La Rotonde. L’organisme, inspiré d’un concept créé à Toronto puis développé à Vancouver (Dances for Small Stages), a décidé d’importer le concept à Québec, en s’associant au Cercle pour le coproduire. La codirection artistique a ensuite été confiée à Jean-François Duke, danseur et chorégraphe basé dans la Capitale-Nationale, et Caroline Simonis, directrice artistique du Cercle.

La petite scène permet de découvrir ou redécouvrir la danse contemporaine sous un autre angle. C’est un plancher ouvert, qui démocratise la danse », affirment Jean-François Duke et Caroline Simonis.

C’est ainsi qu’en 2014 s’est tenue la première édition. Chacune a un thème, un cycle. Celui du 8 mars dernier était « Cycle du Féminin ».

petitescene_cyclefeminin_ironmoon_llamaryonLe féminin sous plusieurs coutures

Les codirecteurs artistiques voulaient aborder le féminin comme un espace trans, « un espace d’entre-genres, un espace d’étonnement et de surpris ». Neuf courtes pièces étaient présentées, passant du théâtre à l’art performatif, du court-métrage dansé à la danse contemporaine; le féminin fut exploré sous plusieurs de ses coutures.Quatre numéros magnifiquement techniques ressortaient du lot : Miroir, chorégraphié et interprété par Aïcha Bastien-N’DiayeTransition, chorégraphié et interprété par Odile-Amélie PetersInterlude 1, chorégraphié par le Collectif LA TRESSE et interprété par Erin O’LoughlinIron Moon, chorégraphié et interprété par Kimberley de Jong. L’intimité de la salle du Cercle magnifiait les corps des danseurs, les chorégraphies étaient grandioses dans leur singularité.Soulignons la maître de cérémonie de la soirée, Lise Castonguay, qui lisait un intrigant et prenant texte de Louise Dupré. Ces mots à la fois doux et violents berçaient le cours de la soirée en abordant la maternité et l’amour mère-fille… ou encore le non-amour mère-fille. Une interprétation simple et juste, des interventions qui ponctuaient bien les petites scènes présentées.petitescene_cyclefeminin_transition_lamaryonLa beauté de La petite scène vient de l’incroyable fenêtre qu’elle représente pour les artistes de la relève ou intermédiaires, qui participent en grand nombre. Cette splendeur est aussi projetée dans la diversité, tant des expériences et des points de vues que des styles projetés sur scène. La petite scène séduit par le cocon d’intimité qu’elle crée entre le public et la danse contemporaine.Le prochain cycle de La petite scène aura lieu le 17 mai 2017, son thème sera le « Cycle de la mémoire collective ».