Artéfact urbain : verra-t-on les secrets archéologiques du jardin Saint-Roch ?

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Vitrine d’exposition d’artefacts du site du jardin Saint-Roch. Source : Artéfact urbain.

Avant l’aménagement du jardin Saint-Roch, des fouilles archéologiques sur le site ont permis de découvrir plusieurs milliers d’artefacts, jamais montrés au public à ce jour. Avec Artéfact urbain, l’historienne de l’art Jeanne Couture et l’étudiante en archéologie Marie-Anne Paradis souhaitent en inclure certains dans une exposition extérieure à venir cet été… si elles parviennent à financer la vitrine de Saint-Roch.

Le quotidien du passé

Artéfact urbain vise à faire découvrir de façon ludique un patrimoine archéologique peu accessible. Grâce aux équipements spécialisés et à l’expertise du laboratoire de la CHAMBRE BLANCHE, il dévoilera des artefacts qui sont entreposés dans des conditions contrôlées au Centre de conservation de Québec, d’où ils ne peuvent sortir. Numérisés et reproduits en 3D, les artefacts issus de quelques sites de Québec seront présentés dans des colonnes-vitrines (photo à la une) percées de hublots et munies de cartels explicatifs, dans l’espace public. Le circuit extérieur, en place de juillet à octobre 2017, sera animé d’activités ponctuelles : visite aux flambeaux à l’Halloween, conférences, géorallye. Sur un site web dédié au projet, on trouvera des images et des informations sur les artefacts et leur histoire en lien avec les sites.Dans le Vieux-Québec, des vitrines sont prévues au Morrin Center, à la cathédrale Holy Trinity, au Musée des Ursulines, au Monastère des Augustines et à l’Îlot des Palais – un des partenaires du projet. Chacune ayant son thème, celle du jardin Saint-Roch, axée sur « Le quotidien », mettrait en valeur des objets liés à la vie ouvrière, comme des peignes à poux. Artéfact urbain serait la première initiative d’archéologie publique et de médiation archéologique en son genre dans la région.

2000 $ pour la vitrine de Saint-Roch

jeanneLe projet, soutenu par l’Entente de développement culturel entre la Ville de Québec et le ministère de la Culture et des Communications,  a obtenu un financement inférieur à celui prévu. La Ville finance les vitrines du Vieux-Québec, plus rapprochées, mais pas celle du jardin Saint-Roch, éloignée des autres, explique Jeanne Couture, dont les recherches et projets récents touchent le patrimoine urbain et rural. Cette ancienne Limouloise et ex-employée de l’Oeil de Poisson à Méduse, maintenant installée à Portneuf, espère toutefois maintenir la vitrine saint-rochoise dans le circuit. Elle et sa collaboratrice doivent pour ce faire trouver les 2000 $ qui couvriront les coûts des matériaux et de la réalisation des reproductions de cette vitrine.Le projet a été présenté au conseil de quartier de Saint-Roch le 26 janvier dernier. Si les administrateurs et les citoyens dans la salle ont réagi favorablement, la somme requise représente presque la moitié du budget d’initiatives annuel (5000 $) dont dispose le conseil de quartier. À cette occasion, Jeanne Couture a souligné que le commanditaire qui accepterait de financer la vitrine du jardin Saint-Roch en aurait, au final, la propriété. Artéfact urbain trouvera-t-il un ou des contributeurs intéressés à soutenir la mise en valeur du patrimoine archéologique lié à l’histoire populaire du quartier ?