Regard sur les entrepreneurs de Saint-Roch – Yves Perreault et Bleuoutremer

yves

Monsaintroch profite de la Semaine de l’entrepreneuriat 2016 pour lancer une nouvelle série de portraits. « Regard sur des entrepreneurs de Saint-Roch » vous emmène à la rencontre d’entreprises du quartier et de leurs dirigeantes et dirigeants, vus par nos collaborateurs qui les ont proposés. Dominic Champagne a rencontré Yves Perreault de Bleuoutremer.

Le métier de graphiste m’a toujours fasciné et j’ai la chance de côtoyer depuis 15 ans Bleuoutremer, une boîte à l’avant-garde qui a adopté le quartier Saint-Roch bien avant son « lifting » et s’est démarquée grâce à l’énergie et l’inspiration débordante de ses artistes.Cofondateur et maintenant seul à sa tête depuis bientôt cinq ans, Yves Perreault en est le dirigeant et touche-à-tout. Sa fougue est contagieuse et son énergie inspire à achever nos projets, on dirait… Monsieur Selfridge, je ne sais pas si vous avez vu ?Monsieur Perreault, avec ses 28 ans de métier, n’a pas l’intention d’en rester là, bien au contraire ! Il veut continuer à surprendre et les récents succès, comme la nouvelle identité de CKIA FM, pour n’en nommer qu’une, en témoignent.

Une carte d’affaires qui change tout

C’est une carte d’affaires du salon de coiffure d’un proche qui a tout déclenché. Le premier bureau de Bleuoutremer était situé dans l’appartement de son cofondateur, Yves Testet, dans lequel les deux entrepreneurs dormaient parfois pour gagner du temps. Après plusieurs projets, les Yves ont démarché le domaine public et obtenu des contrats liés aux arts et à l’environnement. En 1995, ils s’offraient enfin un premier bureau dans l’îlot des Tanneurs, près des Salons d’Edgar.1997

Rencontre avec Yves Perreault

J’ai rencontré Yves à la petite cafétéria de La Fabrique de l’Université Laval. À ses débuts, il y dînait parfois pour économiser :

Lorsqu’on s’est installé dans Saint-Roch, c’était une véritable faune à artistes. Au rez-de-chaussée, on s’est fait voler deux fois. À l’étage, c’était une grosse commune ouverte. Je me souviens de Pietro, un artiste italien de New-York qui vendait des pigments. Il y avait aussi chez Mino. C’était un quartier qui grouillait de vie, un peu comme un Montmartre de Québec. La porte était toujours ouverte et les artistes débarquaient. C’est une période de travail acharné, mélangé avec beaucoup d’amitiés. »

Bleuoutremer a déménagé quatre ans plus tard avec  une première cohorte d’employés au-dessus de la Galerie Rouje (aujourd’hui Le Cercle). Il est à noter que tous les premiers employés de l’époque travaillent toujours chez Bleuoutremer.inte1

Amitié

Yves Perreault voit l’entreprise comme une famille élargie et un réseau dans lequel il désire propager les collaborations. Selon lui, il faut impérativement des partenariats solides pour avancer. Pour atteindre des objectifs, il n’y a rien de mieux que la confrérie, voire l’amitié.Yves me lance avec ses yeux verts déterminés, et ce regard qui lui est propre :

Je veux que Bleuoutremer prenne la place qu’elle a le droit d’avoir. Elle mérite d’être plus connu notre agence ! »

Monsieur Perreault mise sur la sensibilité, la fibre artistique et l’engagement pour ressortir du lot. Il a une confiance éprouvée envers son équipe.

Quand t’as un bon bassin de créateurs comme nous, c’est quasiment certain que tu vas sortir de quoi de bon, et c’est rassurant. »

Et il est vrai qu’entre les 10 000 projets accomplis à ce jour, leur contribution au succès des bières Archibald et une campagne sur les bélugas du Saint-Laurent, le téléphone et les courriels ne dérougissent pas.murBleuoutremer persiste et signe dans Saint-Roch depuis 20 ans, et ce, contre vents et marées, pour le plaisir de nos yeux. C’est un pilier du renouveau du quartier Saint-Roch. Pour en apprendre davantage sur le métier et faire une belle excursion graphique, rien de plus simple. Dès mercredi, Bleuoutremer sortira son tout nouveau site web. En attendant vous pouvez toujous voir l’ancien. 

Bleuoutremer228, rue Saint-Joseph Est418-522-6858