La belle saison pour moi, c'est l'hiver

Rue du Martin-Pêcheu
Lendemain d'une tempête de belle poudreuse... Rue du Martin-Pêcheur. 3 mars 2016.
Source : Le Soleil (Point de vue), Michel Renaud, 29 février 2016

En réaction au texte « Le secret norvégien pour se réjouir de l'hiver », paru le 20 février

J'ai beaucoup apprécié la chronique de Marc Allard sur les raisons qu'ont les Norvégiens de Tromso d'aimer l'hiver, malgré la nuit polaire qu'ils subissent, d'autant plus que personnellement, j'ai toujours adoré cette saison. En effet, avec ce «maudit» réchauffement climatique, je regrette de plus en plus les hivers de ma jeunesse d'il y a 60 ans, de ces hivers où il ne pleuvait à peu près jamais, contrairement à ce qui se passe de plus en plus depuis une décennie. Ses propos ont suscité plusieurs réflexions chez moi :Dans mon esprit, un véritable hiver en est un où il fait froid et où on n'a pas à patauger plusieurs fois par mois dans la gadoue résultant d'un temps trop doux. (...)Tout a changé avec l'ère moderne, et je crois surtout avec l'omniprésence de l'auto. Voilà le grand coupable, le « char », dont on n'est plus capable de se passer et qui nous asservit. (...)C'est ainsi que s'explique, selon moi, le fait qu'aujourd'hui, une simple chute de neige est trop facilement qualifiée de tempête, si ce n'est de énième tempête du siècle, et provoque la fermeture des écoles alors que dans les années 50, 60 et même 70, tout le monde se serait rendu à sa classe parce que les bourrasques à cette époque n'empêchaient jamais les jeunes de marcher jusqu'à leur école.Autrefois, une tempête de neige était synonyme d'au moins une trentaine de centimètres de nouvelle neige accompagnée de vents très forts. D'autre part, le déglaçage des routes avec des montagnes de calcium rend tout l'environnement tellement sale, et même noir lorsque par malheur il se passe trop de temps avant qu'une nouvelle neige vienne tout blanchir, que nos hivers en milieu urbain ne sont plus blancs et lumineux, mais plutôt « dégueu », ce qui rend plus difficile de les aimer. (...)Lire la suite : La belle saison pour moi, c'est l'hiver.À lire aussi : Limoilou au fil des saisons (168) : bref rappel des « tempêtes du bon vieux temps » (par Jean Cazes) et Saint-Roch dans les années 1970 (3) : la Tempête du siècle sème la pagaille en Basse-Ville ! (par Jean Cazes).