Graffitis : et si la tolérance enrayait le problème ?

Source : Le Journal de Québec, Marie-Renée Grondin, 1er août 2016

S’ils sont généralement mal aimés par les villes et les autorités, les graffitis colorent pourtant les paysages urbains du monde entier et font même tomber en pâmoison plusieurs touristes venus spécifiquement pour les admirer.

C’est le cas à Miami dans le quartier Wynwood, un lieu autrefois malfamé qui est devenu aujourd’hui l’une des capitales mondiales de l’art. (…)Wynwood doit aussi son succès à Tony Goldman, un promoteur immobilier visionnaire également à l’origine de la renaissance de Soho et de Stone Street à New York ou encore du centre-ville de Philadelphie. Sa recette? La mise en valeur de l’art et de l’architecture moderne ainsi que la multiplication des lieux de rencontres comme les bistros et les cafés.Autrefois, les entrepôts abandonnés avaient déjà commencé à être occupés par les artistes qui en ont fait des lieux de création. (…)

Le manque de murs légaux en cause ?

Le Journal rapportait mercredi que le nombre de graffitis a quadruplé depuis 2012 dans la Vieille Capitale. Selon le muraliste Phelipe Soldevila, ces statistiques riment notamment avec le démantèlement des bretelles inutiles de l’autoroute Dufferin-Montmorency. (…)Cette lacune pourrait avoir alimenté la recrudescence de tags indésirables sur les différents bâtiments de la Ville et sur les propriétés privées.Cette hypothèse est aussi appuyée par le graffeur rapportait mercredi  qui s’est chargé, entre autres, de la décoration du piano public de Limoilou. Dans une entrevue accordée à Monlimoilou.com, l’artiste a indiqué que le meilleur moyen d’enrayer le vandalisme est, selon lui, de mettre des murs légaux à la disposition des artistes. (…)Phelipe Soldevila croit que Québec gagnerait à avoir son festival de graffitis d’autant plus que la ville regorge d’endroits où un tel événement pourrait avoir beaucoup de succès.Lire la suite : Graffitis : et si la tolérance enrayait le problème ?.À lire aussi : Une passerelle victime de l’âge… et des vandales – Prise 2….