Antitube et les 120 ans de cinéma dans Saint-Roch

antitube-automne-2016

VIDÉO – Même sans salle dédiée au cinéma, Saint-Roch reste lié de près au 7e art. Non seulement le quartier abrite des incontournables du milieu cinématographique local, dont le diffuseur Antitube, mais il a été l’hôte de la première projection de film des frères Lumière à Québec.

Fondé en 1995, Antitube est un centre de diffusion du cinéma et de la vidéo installé dans la coopérative Méduse depuis 1999. Auparavant, il a occupé un local du Mail Saint-Roch. À travers ses activités et projections publiques, l’organisme aborde l’histoire et l’avenir du cinéma et s’attache à transmettre la culture cinématographique et vidéographique à un large public. Au fil des ans, il a développé de multiples collaborations avec des festivals, institutions, organismes québécois et canadiens, de même qu’à l’international.La 21e année d’Antitube, qui dévoilait la semaine dernière sa programmation automnale, débute le 18 septembre au Festival de cinéma de la ville de Québec. Le diffuseur y présente, au Cabaret du Capitole, La porte du paradis (Heaven’s Gate), un anti-western américain signé Michael Cimino sorti sur les écrans en 1980. Partenaire de longue date d’Antitube, le Musée de la civilisation accueillera les projections du cycle « Debout ! Engagement et résilience au cinéma » (L’Acadie, L’Acadie?!?, The Times of Harvey Milk, La bataille d’Alger) et du Meilleur du festival international du film d’animation d’Annecy 2016, tandis que La Maison de la littérature présentera Faut-tu que j’tue mon père ainsi que la table ronde Feux croisés : Le Noir en littérature et au cinéma dans le cadre de Québec en toutes lettres.

120 ans de cinéma à Saint-Roch

C’est dans le superbe décor chargé d’histoire de la salle du Café-rencontre centre-ville que seront célébrés le 30 septembre Les 120 ans du Cinématographe Lumière à Québec. La toute première projection du cinématographe à Québec a eu lieu un 30 septembre, en 1896, ici même à Saint-Roch, dans les locaux actuellement occupés par Ashton. On y trouvait à l’époque un établissement de divertissement nommé le Labyrinthe, qui pourrait être comparé à « un ancêtre des arcades » (André Gaudreault, « L’arrivée du cinématographe lumière en sol canadien », 24 images, n° 62-63, 1992, p. 76, dans L’Érudit).Pour souligner cet anniversaire, Antitube propose une programmation de films des frères Lumière accompagnée par des musiciens. Elle sera précédée de la conférence « Les débuts du cinéma à Québec » par Jean-Pierre Sirois-Trahan, professeur de cinéma et spécialiste du cinéma des premiers temps (1895-1915). Cette soirée est offerte en collaboration avec Scope, groupe de recherche sur l’histoire du cinéma au Québec et le programme de Cinéma du Département des littératures de l’Université Laval.Le 19 octobre à la salle Multi de Méduse, dans le cadre d’une série de cartes blanches à des cinéastes d’ici, Antitube recevra Samuel Matteau, dont le choix s’est arrêté sur La double vie de Véronique de Krzysztof Kieslowski, sorti en 1991.

Survol en vidéo de la programmation d’automne 2016 d’Antitube

https://www.youtube.com/watch?v=7yHLj9Ca1X8Voir les détails de la programmation d’Antitube sur son site web.