MEC : le quartier et le manque de stationnement « semblent décourager »

La gouvernance de MEC. Source : http://mec.com
La gouvernance de MEC. Source : http://mec.com

Depuis l’annonce de l’intention de MEC de se relocaliser, les membres de Québec ont communiqué en grand nombre, par courriel et via les réseaux sociaux, avec les dirigeants et officiers de MEC. Quelques-uns ont partagé sur Facebook une réponse reçue de la présidence de la coopérative, qui porte à croire que le sort en est jeté.

Le texte qui suit est extrait de la réponse de Shona McGlashan, la Chief Governance Officer de MEC, à des citoyens de Québec qui avaient écrit au conseil d’administration de la coopérative :

La ville de Québec compte près de 133 000 membres et ils sont plus de 100 000 à habiter à l’extérieur du centre-ville. Les jeunes familles ont également tendance à s’installer en dehors des centres urbains.De plus, la réalité est que notre magasin actuel ne nous permet pas de servir adéquatement nos membres en raison de sa petite superficie. Nous avons d’ailleurs observé qu’ils étaient moins nombreux à le fréquenter. Par exemple, il est impossible d’y aménager un atelier de vélo comme dans tous les autres magasins MEC. Nos membres de la ville ne peuvent donc pas bénéficier d’un service de réparation de vélos. L’exiguïté du quartier est aussi un facteur qui nous empêche de bien servir les membres qui achètent des articles de grande dimension comme les canots et les kayaks.Par ailleurs, les membres se plaignent souvent du manque d’espaces de stationnement près du magasin. En fait, le nombre de plaintes concernant le stationnement est maintenant quatre fois plus élevé que celui de toutes les autres plaintes rassemblées. Bref, le quartier Saint-Roch et le manque d’espaces de stationnement semblent décourager les gens de venir en magasin. »

Le reste du message reprend le refrain déjà entendu : MEC ne prend pas de telles décisions à la légère, il évalue tous les facteurs, son intention est de mieux desservir le plus grand nombre, etc.

Pas d’intervention de la Ville

Lors de la séance  du conseil municipal du 7 décembre, la conseillère municipale du district Saint-Roch–Saint-Sauveur Chantal Gilbert avait été questionnée à savoir si la Ville comptait intervenir auprès de MEC. Elle avait indiqué qu’une intervention directe n’était pas prévue, que la Ville s’en remettait à la SDC St-Roch et suivait le dossier. Elle avait ajouté espérer que la coopérative reconsidère sa décision, et que le moment était mal choisi pour quitter, alors que de nouvelles unités de logement amèneraient bientôt une centaine de nouveaux résidents dans la Tour Fresk voisine. La réponse intégrale de Shona McGlashan a été reproduite dans ses versions française et anglaise sur la page de Gardons MEC au centre-ville de Québec.À lire également : MEC, le centre-ville et nous.