Basse-ville de Québec : une chaleur accablante pour la santé

Source : Le Soleil, David Rémillard, 30 mars 2015 

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À 90 % sous l’influence d’îlots de chaleur, les quartiers de la Basse-Ville de Québec sont aussi les plus denses, les plus pauvres et ceux où il y a le moins de parcs sur leur territoire. Résultat : résidents et travailleurs y sont plus à risque de subir des effets négatifs sur leur santé. Et la capitale est loin d’être un chef de file pour contrer le phénomène.

Les effets de la chaleur accablante sur la santé sont avérés, surtout chez les populations à risque comme les personnes âgées ou les citoyens atteints de maladies chroniques.Si des données existent sur le nombre d’hospitalisations et l’excès de mortalité en situation de chaleur extrême, peu ont été produites selon l’état de santé autorapporté des répondants. C’est ce vide qu’a voulu combler l’Institut national de recherche scientifique dans une étude dont le rapport final a été publié cet hiver. (…)Pierre Gosselin, coauteur de l’étude et médecin responsable de l’effet des changements climatiques à l’Institut national de santé publique (INSPQ), mentionne que ces résultats sont très probants, notamment à Québec, championne des îlots de chaleur dans ses quartiers centraux. «C’est majeur. C’est une des premières études qui se faisaient de ce type-là», a-t-il affirmé. (…)Les quartiers Saint-Roch, Saint-Sauveur et certaines portions de Limoilou et de Vanier ont été pris en compte dans l’étude. (…)Concernant la Ville de Québec, M. Gosselin admet que l’administration en place n’a pas démontré qu’elle souhaitait lutter efficacement contre les îlots de chaleur.« Non, ce n’est vraiment pas un chef de file », lance-t-il sans hésitation. Même que la capitale va plutôt dans le sens inverse. (…)[ Tout l’article. À lire aussi : Des propositions pour un plan de verdissement dans Saint-Roch et Îlots de chaleur : retour sur le dossier de Radio-Canada. ]