Trois sites potentiels pour le nouvel incubateur numérique

La nouvelle n’a pas pu vous passer sous les yeux, inaperçue. Lundi, le maire Labeaume a annoncé un investissement de 3,3 millions de dollars sur cinq ans pour administrer un tout nouvel incubateur d’entreprises visant l’accélération de la croissance des projets technologiques de Québec. Et ce projet aura pignon sur rue dans le quartier Saint-Roch.

Comment est-ce possible ? Grâce à la collaboration de deux acteurs importants qui seront responsables d’édifier ce lieu d’intelligence d’affaires : Inno-Centre et Québec International. Et ce choix est plus que légitime. Inno-Centre fait partie officiellement des accélérateurs les plus performants du Canada et a permis de concrétiser l’avènement de cet investissement pour Québec. De son côté, Québec International est l’agence de développement économique de la ville. Elle a pour mandat le développement technologique de la ville de Québec, l’animation des créneaux d’excellence, dont celui du numérique, et, le plus important, c’est que ses membres croient énormément en la communauté numérique.L’incubateur-accélérateur est donc entre de très bonnes mains. Par ailleurs, saviez-vous que nous avons la chance qu’Isabelle Genest ait été nommée à la direction et à l’animation de ce nouvel incubateur-accélérateur de Québec ? Ça fait quand même plus de 10 ans qu’elle oeuvre auprès de la communauté entrepreneuriale de Québec. Déjà, en 2004, elle tissait des partenariats avec le MIT et Cambridge Innovation Center qui ont mené à beaucoup d’initiatives porteuses pour la région comme Croissance Québec Techno (accélération de 10 entreprises québécoises par année par des coachs et entrepreneurs du MIT) ou encore Devtech 50 la première compétition de plan d’affaires techno avec une bourse de 50 000 $. Il y aura aussi la collaboration de plusieurs acteurs numériques de la région, dont Québec numérique, qui oeuvre depuis sa mise sur pied à démocratiser le numérique et alimenter l’écosystème technologique de Québec. Selon Pierre-Luc Lachance, directeur général de Québec Numérique, c’est une excellente nouvelle.

Nous aurons enfin un lieu commun et nous travaillerons avec Québec International pour animer les communautés numériques de Québec et d’ailleurs, en plus de développer des actions pour amener le citoyen à s’intéresser au numérique à travers ce lieu. Ce lieu sera le vaisseau amiral dans la région et il permettra d’interconnecter les autres initiatives développées précédemment par d’autres acteurs, pour agir comme une véritable plaque tournante pour maximiser les échanges entre les entreprises et favoriser le rayonnement de la région sur l’échiquier mondial. »

Donc nul doute que les choses avanceront.

La question qui brûle les lèvres : quel site sera identifié comme place de choix pour faire vivre cet d’incubateur-accélérateur dans le quartier Saint-Roch ?

Certains médias suggéraient l’ancien cinéma Odéon/Charest, mais, entre vous et moi, cela serait peu probable étant donné l’investissement majeur requis pour le rendre fonctionnel et les délais visés relativement courts pour la mise sur pied du projet. Il ne s’agirait donc pas d’un choix réaliste. Ceci dit, pour avoir discuté avec différents intervenants du secteur, voici trois lieux au fort potentiel de se transformer en incubateur :

  • On sait de source sûre que GM déplace actuellement certaines des entreprises situées dans ses locaux au-dessus du 839 rue Saint-Joseph. En plus de Baltazar qui a récemment fermé ses portes, cela rend disponible presqu’un immeuble complet.
  • Ensuite, il ne faut pas sous-estimer le potentiel des 2700 pi2 disponibles au rez-de-chaussée et au moins les 5 000 pi2 disponibles sur les étages de l’édifice du Festival d’été de Québec, en plus de ses différents locaux au premier étage.
  • Finalement, le Groupe Cadrin, en 2013, chercherait à vendre le Petit Imperial et l’Imperial. Des rumeurs porteraient à croire que c’est encore le cas, serait-ce une autre possibilité pour la Ville ?

J’en conviens, il ne s’agit que de rumeurs de quartier, les responsables du projet ne peuvent actuellement se prononcer à ce sujet. Mais, chose certaine, depuis la revitalisation du quartier débutée il y a 10 ans, la dynamique entrepreneuriale et technologique du quartier se fait de plus en plus sentir. L’incubateur-accélérateur ne pourra qu’enrichir cet environnement florissant, alimenter les idées pour assurer d’offrir tous les outils nécessaires à la réussite des projets technologiques et permettre une meilleure communication entre les acteurs numériques et le citoyen.