Être un vrai de vrai festivalier dans Saint-Roch c’est...

  • Sacrifier les gros noms des Plaines, l’acoustique naturelle du Pigeonnier et la diversité culturelle du Carré D’Youville pour prendre le pari des découvertes musicales, culinaires et humaines dans un quartier en pleine ébullition.
  • Assister à des spectacles en salle, moins pour s’abriter de la pluie que pour se laisser charmer par une programmation inspirée et souvent audacieuse.
  • Faire de la rue Saint-Joseph, entre Caron et Dorchester, son quartier général de festivalier.
  • Attraper une généreuse guedille au homard chez Jef poissonnerie et la manger assis sur le trottoir pour s’assurer une bonne place dans la file menant à l’Impérial.
  • En profiter pour sentir le basilic frais qui pousse dans les jolies boîtes à herbes du Cercle. Regarder dans les assiettes des gens qui y mangent. Se dire qu’on reviendra demain... à moins qu’on aille manger une pizza en vitesse chez Nina ?
  • Rire avec les gens derrière soi dans la file. Ça commence toujours avec un petit sourire complice quand un ami raconte une anecdote un peu trop fort. Ça finit souvent par des éclats de rire francs nés dans la complicité du moment.
  • Croiser des gens qu’on n’a pas vus depuis longtemps. Des fois, ne les voir que de loin, dans la masse de festivaliers, sans être capable d’aller les saluer. D’autre fois, rattraper le temps perdu tout en faisant le compte-rendu des spectacles auxquels on a assisté.
  • Une fois dans la salle, lever son verre avec les copains et prendre le temps d’écouter le bruit de la foule excitée avant que les lumières s’éteignent et que les artistes arrivent sur scène.
  • Sourire.
  • Avoir les yeux qui brillent.
  • Avoir trop chaud dans la foule dense et dansante de l’Impérial. Fermer les yeux et apprécier le petit souffle d’air climatisé qui jaillit parfois du plafond, comme par magie.
  • Être presque content que le gars d’à côté renverse son rafraîchissant gin tonic sur ta jambe. Danser, rire, gérer sa bulle.
  • À la sortie d’un spectacle plus populaire, éprouver de l’empathie pour les quelques automobilistes courageux (ou insouciants ?) qui ont décidé de s’aventurer sur la rue Saint-Joseph où la marée humaine paraît infranchissable.
  • Finir sa soirée au MacFly barcade pour un dernier verre, une petite partie de Pacman et, surtout, un savoureux grilled-cheese qui aidera à recharger les batteries pour le lendemain.
  • Aller au boulot un peu fatigué, mais chargé de l’énergie des spectacles et de l’effervescence de l’événement. Aussitôt sorti, planifier (mais pas trop !) une nouvelle soirée au Festival.
  • Se laisser tenter par les apéros-découvertes du Cercle et avoir un coup de coeur imprévu.
  • Vivre un instant de plénitude lorsque l’intimité de la salle permet à un artiste de livrer une performance acoustique le temps d’une chanson, lumières tamisées et foule silencieuse ajoutant à la magie.
  • Essayer d’avoir une place sur la petite terrasse du Bureau de Poste. Réessayer le lendemain. Puis le surlendemain. Manger un autre shish-taouk, finalement !
  • Se réjouir des files grandissantes devant le Petit Impérial et se laisser tenter par un spectacle de blues ou de folk. On ira en haute-ville plus tard !
  • Finir la soirée avec un DJ set éclaté au Cercle et se dire qu’il faudrait bien, un soir, prendre une pause.
  • Le lendemain, recommencer.
  • On se reposera en août.

Et, dans les prochains jours, ce sera :

Vous avez manqué St. Vincent, Bonobo, Phantogram et Pierre Lapointe ? Il y aura encore plusieurs valeurs sûres dans les prochains jours (Father John Misty, Radio Radio, Vincent Vallières, Monogrenade, pour ne nommer que ceux-ci), mais aussi de nombreux artistes émergents d’ici et d’ailleurs, à découvrir ou redécouvrir.Pour planifier votre sortie dans Saint-Roch, consultez la programmation en salle du Festival d’été de Québec