Croire encore à Saint-Joseph

Source : Le Soleil, Alexandra Perron, 20 septembre 2014. (…) Durant 20 bonnes minutes, Lucie Côté s’enflamme et parle avec passion de son quartier. Depuis cinq ans, elle habite Saint-Roch et y travaille. En novembre, elle et son conjoint fêteront le cinquième anniversaire de leur commerce, Lucie Côté cuisine, installé au 680, rue Saint-Joseph Est. (…)Mme Côté a réagi à l’annonce de la fermeture de la boutique Baltazar du quartier Saint-Roch. Et surtout aux raisons évoquées par une employée : les hausses de taxes et l’achalandage anémique dans cette portion de la rue Saint-Joseph.

L’achalandage anémique, ce n’est pas vrai. Je n’ai pas cette impression-là. Même quand il neige, les gens sortent et marchent. Je vois leurs yeux derrière les poils des manteaux Kanuk, ils font leurs commissions à pied.» (…)

Lucie Côté a beaucoup à dire, notamment sur la façon dont les événements de son quartier sont rapportés. Elle fait allusion au cycliste heurté mortellement par une autopatrouille, rue Saint-François Est le 3 septembre. Et au tumulte créé au parvis de l’église.

J’entendais à TVA : « C’est un quartier chaud. » Mais ce n’est pas vrai! Oui, il y a des gens qui traînent leur savate et qui quêtent, mais Saint-Roch est vivant, c’est un bel endroit pour habiter. Je passe mon temps à le dire aux clientes de la haute ville qui viennent voir. Elles ont peur de se stationner sur les rues attenantes, elles regardent derrière leurs épaules. Où voyez-vous ça, la menace?» (…)

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