Coin Caron et Saint-Joseph

Collaboration des blogueurs de Monsaintroch pour les idées, texte écrit principalement par Sylvie Isabelle avec l’aide de Valériane Cossette.
 

On apprenait, il y a quelques semaines que la Coop des Grands Rangs faisait face à d’importantes difficultés financières – une assemblée générale des membres s’est tenue le samedi 15 mars afin de décider de la direction à prendre. Les membres de la coopérative ont approuvé la proposition de faillite en assemblée extraordinaire.Saint-Roch se retrouve donc avec un commerce inoccupé à un coin de rue névralgique de son activité. Parce qu’on peut bien rêver, en tant qu’habitants du quartier, nous nous sommes demandé de quel type de commerce le secteur a besoin.

Cuisinez Saint-Roch – une tendance à suivre

Cette section de la rue Saint-Joseph est plutôt bien garnie en fait de commerces d’alimentation : La Boîte à pain, Eumatimi, JEF poissonnerie, Le Croquembouche, l’Intermarché, J. W. Walters le saucissier, la Fiesta… Sans compter qu’on retrouve à proximité l’épicerie internationale Amine, une boutique d’aliments naturels, une chocolaterie, une boutique de thé, des microbrasseries et de nombreux cafés. De quoi donc Saint-Roch a-t-il besoin? Il nous semble qu’une fromagerie est un commerce qui devrait avoir pignon sur rue – une vitrine axée sur les fromages québécois pourrait être un bon complément à la fromagerie du Marché du Vieux-Port et à Yannick Fromagerie de Limoilou. Vous direz que nous avons eu droit à L’Artisan et son pays, et justement à la Coop Les Grands Rangs qui faisait la part belle aux fromages locaux. Permettez-nous de croire que c’est peut-être la gestion qui n’aura pas permis le succès, et non le produit.Chose certaine, le coût des produits se doit d’être pris en compte. Même si l’intention d’encourager l’agriculture locale est louable, le consommateur ne le fera pas au détriment de son portefeuille. Par ailleurs, avec les initiatives de marchés publics qui ont vu le jour l’été dernier et qui ont connu un vif succès, et avec le marché du Vieux-Port qui n’est somme toute pas si loin, on peut se procurer des légumes frais et locaux à bon prix près de chez soi. Il faut aussi, compter sur le Cercle maraîcher ses paniers et son petit marché du mercredi, mais tout de même avoir un maraîcher/fruiterie au coin de la rue, à l’année (!), ça ne serait pas aussi super ?Et nous parlons peut-être en tant que gourmands, mais nous aimerions vraiment retrouver dans le secteur un VRAI bar laitier. Nous sommes certains que ça vous ai aussi arrivés, un soir d’été assis sur votre galerie, d’avoir le goût de prendre une petite marche dans le quartier pour trouver un cornet ou un sundae au bout… sans la crème glacée…

La bouffe ce n’est pas tout

Un quartier, ça a aussi besoin de commerces de proximité autres qu’alimentaires, tels qu’une quincaillerie par exemple. En effet depuis la disparition de celle située sur Saint-Vallier, il nous faut faire des détours pour trouver une quincaillerie : monter en haute-ville, marcher jusqu’à Limoilou ou bien prendre la voiture vers la banlieue. Pas toujours pratique quand on a besoin de simples clous, vis, bouchon d’évier, etc. Mais bon, est-ce que ce local rénové à grands frais déjà et ecofriendly conviendrait à un tel commerce ?Malgré le nombre de magasins de vêtements et de chaussures dans le coin, il semble (selon certaines sources) qu’il manque les essentiels pour pas cher et en variété, c’est-à-dire sous-vêtements, chaussettes, collants, sacs, parapluies, accessoires. Mais encore, est-ce que le local s’y prête ?Avec une cuisine, son comptoir, ses étalages, le tout rénové depuis peu, on dirait bien que le local du coin Caron et Saint-Joseph soit voué à une vocation bouffe…Et vous, qu’en pensez-vous ?