Au revoir Anne-Marie, bienvenue Marine

Anne-Marie Bonneville et Marine SérièsAprès presque trois années sous le signe de la croissance à la Table de quartier L’EnGrEnAgE de Saint-Roch, Anne-Marie Bonneville s’envolera en janvier vers le Nord-du-Québec, et Marine Sériès lui succédera à la coordination de l’organisme.À son entrée en poste en mai 2012, Anne-Marie connaissait déjà bien les rouages de la Table de quartier, qu’elle avait accompagnée dans son assemblée de fondation en 2011 durant son stage universitaire en organisation communautaire.

Au bon moment

D’abord seule permanente, appuyée par des stagiaires et employés étudiants temporaires, elle est depuis quelques mois entourée d’un agent de liaison à temps complet et d’une technicienne-comptable à mi-temps, en plus de l’agent de mixité du projet Vie de Parvis. « Mon départ arrive à un bon moment, la nouvelle coordonnatrice sera bien épaulée. », assure Anne-Marie.Anne-Marie BonnevilleDu ménage printanier à la Cabane à sucre en passant par Parvis en fête et l’Halloween, sans oublier le work out extérieur et le piano itinérant, L’EnGrEnAgE a consolidé des activités récurrentes et en a amorcé de nouvelles, en plus d’appuyer d’autres initiatives du quartier. Ceci lui a permis, comme le souhaitait Anne-Marie à son arrivée, de rejoindre et d’impliquer davantage de citoyens, en plus des organismes qui formaient au départ la majorité de ses membres.

Je suis arrivée au bon moment. Grâce au travail de ma prédécesseure Marie-Joëlle Lemay Brault et des membres, tout était en place pour développer les activités, les trois axes du mandat étaient bien définis : favoriser la mixité dans le quartier; animer et aménager le parvis; favoriser la concertation et la collaboration. »

Sentiment d’appartenance

Si la jeune femme, modeste, insiste sur l’apport de l’équipe et des membres, ceux-ci sont les premiers à noter que son approche et son dynamisme rassembleur ont été des atouts précieux pour cultiver leur sentiment d’appartenance et maintenir le dialogue avec toutes les instances.Au carrefour des milieux communautaire, citoyen et commercial du quartier, la position de L’EnGrEnAgE est parfois délicate. Pour Anne-Marie, c’est aussi ce qui fait la force de l’organisme, comme son ancrage concret et quotidien sur le terrain, dans un Saint-Roch en ébullition. Que souhaite-t-elle pour l’avenir de la Table de quartier ?

Je souhaite tellement de choses! Que L’EnGrEnAgE reste ouvert et conserve sa belle capacité à se re-questionner et se repositionner. Que le quartier demeure aussi dynamique, qu’on y préserve les lieux d’échange et de dialogue, et que le sentiment d’appartenance soit toujours alimenté. »

C’est un sentiment qu’Anne-Marie Bonneville ressent bien, habitant dans les quartiers centraux, et à Saint-Roch même ces derniers temps : « J’ai adoré mon travail! C’était aussi mon mode de vie ! »

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Bienvenue Marine

Marine SérièsEmbauchée au début décembre, la successeure d’Anne-Marie Bonneville, Marine Sériès, a la même formation universitaire en organisation communautaire et la même expérience de stage au Centre de santé et de services sociaux de la Vieille-Capitale. Originaire de la ville de Québec, elle a passé les sept dernières années à Montréal. Elle y a travaillé en alphabétisation et dans un centre de réadaptation affilié à l’Hôpital Sainte-Justine. Elle a aussi enseigné le travail social au cégep et coordonné un projet visant les familles immigrantes.De retour à Québec depuis peu, c’est avec beaucoup d’enthousiasme que Marine a soumis sa candidature au poste de coordonnatrice de L’EnGrEnAgE.

Je n’avais jamais vu un organisme comme celui-là, très peu ont ce rôle d’encourager et de soutenir une diversité d’acteurs. C’est un canal de communication, et il travaille pour la vie associative, avec beaucoup de créativité. Il est fédérateur, il va chercher tous les profils. »

Le départ de sa prédécesseure coïncide avec la période où les organismes communautaires font bilans et prévisions pour les demandes de subventions. Comment Marine entrevoit-elle l’avenir autour de la Table de quartier ?

L’équipe est solide, il y a des archives… L’EnGrEnAgE vit un développement qui est très stimulant. Il doit aussi garder son souffle, alors que les demandes peuvent être illimitées. Il y a des liens à développer avec des nouveaux acteurs, avec les promoteurs par exemple, et on aura à travailler pour faire des gains pour la qualité de vie. »