Un dernier conseil à Québec

Voilà, c’est fait. C’était, jeudi 3 octobre, la dernière séance du conseil municipal de Québec avant les élections. Habituellement, les séances du conseil débutent par une période de 90 minutes consacrée aux interventions des élus sur des sujets d’actualité. Mais cette fois, les 60 premières minutes de ce dernier conseil furent consacrées aux discours de ceux qui ne se représentent pas aux élections. Ça été un peu long. Un peu comme passer devant un motel et voir non pas le mot vacant qui clignote, mais celui d’interminable !Après cela, le maire sortant, qui a toujours le premier droit de parole, a profité de son temps pour rappeler l’essentiel de ses propositions au sujet des régimes de retraite. Point central de son argumentation : il serait souhaitable que ce ne soit pas entièrement le citoyen qui assume à 100 % le déficit des régimes de retraite des employés municipaux. Il propose une formule où chacun, citoyen et employé, assume 50 % de la facture. Dans mon article précédent, je situais le déficit des régimes de retraite à 500 millions, mais le chiffre le plus près de la réalité serait de 730 millions.Ce fut une dure soirée pour le club des Ex. Des ex de l’Équipe Labeaume : Patrick Paquet et Jean Guilbault. Le premier a été qualifié, avec une certaine moquerie, de ministre des Finances de l’opposition par Régis Labeaume. Et il faut bien avouer qu’il a un peu mérité son sobriquet : ses explications budgétaires sont souvent de spectaculaires acrobaties qui feraient rougir le Cirque du Soleil. Quant à monsieur Guilbault, l’amour tendre qu’il y a entre lui et le maire pourrait faire l’objet d’une tragédie grecque.L’une des choses que l’on remarque souvent en assistant aux séances du conseil municipal c’est l’utilisation par les élu(e)s d’un langage parsemé de sigles inconnus des citoyens : IPC, PPU, PTI. Qu’est-ce que ça mange en hiver ? Voici quelques explications…

  • IPC : Indice des prix â la consommation. C’est une mesure de l’inflation. Le pourcentage exprimé est souvent utilisé par les administrations municipales pour déterminer les hausses de taxes foncières. 
  • PPU : Plan particulier d’urbanisme. C’est un ensemble de règles particulières à un secteur bien précis en ce qui concerne l’aménagement urbain.
  • PTI : Programme triennal d’immobilisations. C’est le document le plus important de l’administration municipale. Le gouvernement du Québec oblige les villes à faire des prévisions sur une période de trois ans des principaux investissements souhaitables en matière d’immobilisations. Une immobilisation est, en politique municipale, une dépense qui concerne un bien de longue durée. À titre d’exemple, les tuyaux d’égout, l’aménagement d’un parc entrent dans la catégorie des immobilisations. Le programme est remis à jour chaque année pour les trois années suivantes. Le document indique également la structure de financement des projets (financement par la Ville, le Provincial ou le Fédéral ou parfois une contribution des trois paliers de gouvernement).

Ces indications vous seront utiles peut-être durant la campagne et à coup sûr lors du retour du conseil à l’Hôtel de Ville le 18 novembre prochain. Cette première session suite aux élections ouvrira des anciens et de nouveaux débats. À suivre…