Québec garde le cap sur les hauteurs dans Saint-Roch

Source : Le Soleil, Annie Morin, 21 janvier 2013 Loin de reculer sur les hauteurs d’édifices permises au coeur de Saint-Roch, la Ville de Québec permet d’ajouter des étages le long d’artères clés du quartier.La nouvelle version du programme particulier d’urbanisme (PPU) pour l’entrée de ville du quartier Saint-Roch a été dévoilée lundi matin, puis elle sera adoptée en soirée.Alors que plusieurs citoyens et la conseillère municipale Anne Guérette se sont opposés bruyamment à la construction d’une tour de 16 à 20 étages à côté de la bibliothèque Gabrielle-Roy, l’administration Labeaume maintient son projet d’édifice signature assorti d’une place publique. Le nouveau zonage permettra de construire jusqu’à 60 mètres de haut, comme l’hôtel Pur en face, qui a servi d’étalon. À côté, l’hôtel Best Western pourra monter jusqu’à 10 ou 12 étages comme demandé.En parallèle, le gabarit des bâtiments est ajusté à la hausse pour six îlots donnant sur les rues Dorchester, de la Couronne, du Prince-Édouard et l’avenue Simon-Napoléon-Parent, près du parc Victoria. De quatre ou cinq étages, le maximum est porté à sept ou huit étages selon les cas.

Les commerçants, les gens d’affaires nous disent : on voudrait avoir plus de gens qui viennent habiter le quartier», a justifié le vice-président du comité exécutif, François Picard, consacrant au logement tous les étages supplémentaires accordés. Le conseiller municipal responsable des dossiers d’urbanisme a assuré que la Ville n’avait pas succombé aux rêves de hauteur des promoteurs, qui réclamaient 10 étages, «parce qu’il y a un tissu urbain à préserver sur les rues perpendiculaires à Dorchester et de la Couronne».

Stéphane Sabourin, directeur général de la SDC du centre-ville de Québec, a parlé d’un «signal fort», d’un «signal de centre-ville» pour l’entrée nord du quartier. «Soyons clairs, on aurait aimé que ce soit un peu plus ambitieux. Néanmoins, je pense qu’ils se devaient de respecter les demandes des citoyens», a témoigné le représentant du milieu des affaires.Fortement critiquée elle aussi, l’idée de convertir éventuellement le terrain de la centrale de police du parc Victoria en stationnement de surface est abandonnée. L’administration municipale garde son jeu ouvert et avance simplement qu’elle «évaluera les diverses options de réhabilitation possible» quand la vieille centrale disparaîtra du paysage.[ Lire la suite ]