Nouveau conseil à Québec

Lors de ma première visite au conseil municipal de Québec, il y a dix ans, il y avait 40 élus autour de la table. Ils ne sont plus que 22. Une cure minceur ? Oui, en terme de nombre, mais pas toujours en terme de budget. Suite à la dernière élection, les citoyens de Québec héritent d’une opposition coûteuse. Parce que la loi électorale leur accorde automatiquement la moitié de l’enveloppe budgétaire du cabinet du maire. Ce dernier se chiffrait l’an dernier à plus de 800 000 $. Donc les gens d’en face, comme on dit en politique, auront droit à plus de 400 000 $. Auxquels il faut ajouter 40 000 $ pour chacun de ces élus pour soutien et recherche. Ça fait cher par tête de pipe pour trois élus seulement !Paul Shoiry, ex-maire de Sillery, effectue son retour sur la scène municipale à titre de chef de l’opposition. Il a opté pour une approche dite de la main tendue. Ça sert de stratégie, pour l’instant. Pour faire ressortir le côté positif de leurs interventions. On ne demande pas à une opposition d’être positive, mais d’être attentive. Attentive pour bonifier les choix de l’administration en place qui, de toute façon, est largement majoritaire au conseil avec six fois plus d’élus que l’opposition. Dans le dossier des fameux silos blancs du boulevard Champlain, Monsieur Shoiry souhaite l’arrêt des travaux en cours. Le maire Labeaume lui réplique que la Ville n’a pas beaucoup de possibilités pour obliger Arrimage Québec ou le port à interrompre le processus en cours. Une question de juridiction. Monsieur Labeaume a choisi de composer avec la donne annoncée, soit l’installation de deux silos, mais ne désire pas en voir apparaître un de plus.Geneviève Hamelin, conseillère de Maizerets-Lairet, préside les séances du conseil. Un bon choix. Méthodique et appliquée, elle saura sûrement raccourcir certains temps de parole qui s’étirent indûment. Presque tous les élus ont pris la parole à l’occasion de cette rentrée municipale. Le plus prometteur parmi les recrues est certainement Jonathan Julien. Ce comptable de formation a de la prestance et de la précision dans ses exposés. Promis à une belle carrière, il a de quoi jouer sur le premier trio comme on dit au hockey. Sitôt arrivé, il occupe déjà une des deux vice-présidences du comité exécutif et est responsable du dossier des relations de travail. Son ton modéré devrait améliorer l’atmosphère générale des relations patronales-syndicales dans cette ville.

Publicité