Les commerces de St-Jean débarquent sur St-Joseph

Occuper les vitrines des locaux vacants améliore le pouvoir d’attraction de la rue

Sonder le marché

Il y a quelque temps, la boutique de vêtements Séraphin, installée sur la rue Saint-Jean, louait pour une vente spéciale de quelques semaines l’ancien local du FEQ laissé vacant sur Saint-Joseph. C’était là une façon intéressante d’occuper un local vide, ce qui n’est jamais attrayant pour le consommateur, et une belle manière pour le commerce « étranger » de tester la clientèle du quartier, voire d’élargir temporairement sa zone de marché.

L’appel du vide

Eh bien voilà que les deux comparses des boutiques Shuz et Séraphin, inséparables pour ceux qui les connaissent, récidivent. Cette fois-ci, pas de vente spéciale, mais simplement une occupation de la vitrine vacante. Et c’est là où le professionnel en urbanisme et en développement commercial applaudit. Quelle belle façon de remplacer une vitrine vide, qui a toujours un effet négatif sur la perception de la vitalité de l’artère !Certes, les commerces qui s’affichent dans ce cas ne sont pas des commerces locaux et certains pourraient y voir une invitation à aller magasiner ailleurs. Mais rien n’empêche les commerces de Saint-Roch d’aller séduire les consommateurs des autres rues principales de Québec, en occupant aussi leurs vitrines vides. Et pourquoi pas même louer un espace à plusieurs commerçants, pour assurer une rotation des produits présentés ? Car ça aussi c’est essentiel pour attirer l’œil du passant.