La Gueule de bois : sans effets secondaires

 

Photos : Sylvie Isabelle
  Il y a un peu plus d’un an que La Gueule de bois a vu le jour dans les locaux jadis occupés par Québec Aubaine. Les jeunes et sympathiques proprios du resto n’en ont gardé que l’immense baignoire sur pattes qu’ils ont retapée et transformée en bar d’un rouge rutilant qui donne une bonne dose de caractère à l’endroit.Tout discrètement, le resto a fait son petit bonhomme de chemin – la cuisine y est toujours sans prétention, servie avec un bon zeste de passion, et il est conseillé de réserver, car la salle à manger y est maintenant régulièrement pleine.Qu’est-ce qui distingue La Gueule de bois des autres restos qui se taillent une place dans notre cœur depuis quelques mois?Tout d’abord, la sélection de vin : un joyeux mélange de produits de la SAQ et d’importations privées, à des prix vraiment raisonnables et souvent plus abordables qu’à bien d’autres endroits. C’est là un véritable plaisir qui fait qu’on retourne souvent à La Gueule de bois! 

Publicité
Et puis, bien entendu, il y a le menu, qui se décline en mises en bouche, entrées, plats principaux… et desserts! En vedette, on retrouve bien entendu la viande sauvage, et il faut avouer que c’est plutôt unique dans le paysage gastronomique de Québec. Le lapin, la viande de gibier, l’oie, le wapiti et le faisan occupent le menu aux côtés du boudin, des ris de veau, du flétan et de la truite. Le menu n’est pas infini, mais offre de belles options pour toutes les fourchettes et, qui plus est, il s’adapte au rythme des produits disponibles. Depuis que j’ai commencé à fréquenter le resto, j’ai pu y manger des tagliatelles aux champignons sauvages absolument délicieuses (et parfumées à la truffe!) et j’y ai goûté à du faisan pour la première fois : deux cuisses charnues, laquées au miel, et servies sur un risotto bien crémeux au lait de coco. Et mon coup de cœur côté dessert : un fondant au chocolat que j’ai eu le plaisir de retrouver sur le menu à plus d’une reprise. Comme moi, vous vous laisserez charmer par la simplicité de l’espace : on n’y est pas entassé les uns sur les autres, l’aération est bonne, le plafond est haut, la musique n’est pas trop forte pour nous empêcher de suivre une conversation, et les murs dégagés font place à des œuvres d’artistes locaux. Ici, pas de place au snobisme : les saveurs, la convivialité et la simplicité règnent en maîtres, pour notre plus grand plaisir!