Festival de jazz de Québec – De l’international à échelle humaine

Source : Le Devoir, Guillaume Bourgault-Côté, 27 octobre 2012 Québec – C’était jeudi soir, au resto-club Largo: le jeune trompettiste américain Christian Scott, dont la réputation est déjà solidement établie sur la scène jazz internationale, se promenait dans la petite salle entre deux sets de musique. Saluait à droite, discutait à gauche, rigolait un coup. Proximité? Totale.Vendredi, même place, vers minuit: c’est le grand Erik Truffaz qui débarque rue Saint-Joseph, quelques minutes après son concert donné au Cabaret du Capitole. Il était encore dans l’entrée quand une dame — qui arrivait aussi du Capitole — l’a abordé pour le féliciter de son show. Truffaz a remercié à sa manière (le parfait mélange de gentillesse et d’humilité), avant de tendre l’oreille à la musique que l’excellent trio composé de James Gelfand (piano), Jim Doxas (batterie) et Morgan Moore distillait sur la petite scène du mini-quartier général du Festival de jazz de Québec (FJQ). Proximité? Tellement.Nul besoin de séjourner longtemps au FJQ pour prendre la bonne mesure d’un festival à échelle humaine. À défaut de gros budget, l’équipe de direction du FJQ (essentiellement: trois personnes) mise sur un accueil que l’on veut incomparable pour attirer les musiciens.[Lire la suite]