Chars, fanfares, mascottes et… alouette !

  « Maman ! C’est quand qu’à commence la parade ? » répètent inlassablement les enfants autour de moi. « Mets tes mains dans tes mitaines là, quand t’y vont être frettes, y va t’être trop tard pour les réchauffer ! », dit une autre, en prenant une gorgée de café. Le soleil bienheureux rayonne toujours, l’ambiance est festive et la rue Saint-Joseph littéralement bondée. Campée en face du Instant-Comptant au coin de Langelier, je trouve l’attente de la parade un peu longue. Éli, mon garçon de 16 mois, me regarde l’air de me dire que c’est pour moi qu’on est ici, qu’il n’a rien demandé. Bon, OK, c’est vrai… Mais il va aimer les fanfares autant que moi, j’en suis certaine !Plus tôt, nous sommes sortis de la maison en même temps que les autres familles de notre rue, pas trop d’avance et bien emmitouflés, avec notre gros sac de jouets à donner. J’avoue avoir été bien excitée à la vue de tout ce beau monde convergeant dans le même sens, mais surtout à l’idée de faire une activité familiale, par ce beau samedi après-midi. Le thème de Noël est un peu précoce à mon avis, on est toujours bien juste en novembre, mais ça, c’est une autre histoire. Vers 15 h 30, la 11e édition de la Parade des jouets arrive enfin à notre hauteur, au grand plaisir des petits qui ne tiennent plus en place. Vous avez compris que je parle ici des « petits des autres », parce que le mien est toujours aussi stoïque. Les policiers en moto ouvrent la marche et prennent le temps de s’arrêter pour permettre aux enfants impressionnés d’embarquer dans leur side-car et aux parents contents de prendre des photos. Suivent les camions de déménagement déjà bien remplis de jouets; la générosité des gens est impressionnante à voir ! Je me dis que c’est vraiment un bon coup pour l’organisme Réno-Jouet, qui pourra gâter de nombreux enfants dans le besoin avec tous les dons amassés.La parade est, somme toute, aussi diversifiée qu’hétéroclite : de jeunes danseurs et danseuses motivés affichent les couleurs de leur école, des amuseurs et des clowns de tout acabit animent la foule. Mon goût pour les fanfares est évidemment assouvi et mon plaisir décuplé à la vue de ma progéniture se dandinant allègrement les fesses au son des différents rythmes (je le savais !). Les chars allégoriques entrecoupent les animations, dont un mettant en scène une Annie Brocoli pas déguisée (!?) dans un univers de poisson, des dinosaures qui semblent sortir tout droit du Madrid, une « grosse chenille verte », et alouette ! Le clou du spectacle c’est bien évidemment le char du père Noël, mais la mention spéciale va sans conteste au « bébé camion-citerne » qui en impressionne plus d’un. Autour de moi les enfants semblaient bien contents et nous aussi, sauf le petit gars qui a pleuré tout le long, inconsolable. Les mascottes lui faisaient vraiment peur pour tout dire, même celle des Remparts et Vigile le hibou, de la police de Québec. Ce fut une belle parade et le quartier ainsi que ses commerçants en ont certes profité ! L’événement a attiré 80 000 personnes l’année passée et selon mes humbles calculs visuels, je dirais qu’il y en avait autant cette année. Les pieds un peu gelés, pas encore habitués au froid de l’hiver qui s’en vient, on est rentrés chez nous, bien contents de notre activité de la journée !