Saint-Roch dans les années 1940 : la rivière Saint-Charles industrialisée | 29 mai 2022 | Article par Jean Cazes

Crédit photo: Archives de la Ville de Québec

Saint-Roch dans les années 1940 : la rivière Saint-Charles industrialisée

La série Saint-Roch dans les années 1940 revisite le passé du quartier à travers des images d’archives de diverses sources. Elle se prête aujourd'hui à un retour sur la nettoyage puis la naturalisation des berges de la rivière Saint-Charles.

Datant du 16 avril 1945, la photo en tête d'article est tirée d'un négatif qui représente la rive de la rivière Saint-Charles. On voit le pont Drouin en arrière-plan et au loin à droite, le clocher de l'église Saint-François d'Assise (description des Archives de la Ville de Québec).

La scène réactualisée, dans la galerie au bas de l’article, en direction ouest, date du 23 mai 2022. Elle illustre clairement ce qui est devenu, depuis, le parc linéaire de la rivière Saint-Charles.

Une véritable forêt riveraine cache donc aujourd'hui le souvenir de ce que l'on devine, au loin, sur la photo d'époque : l'entrepôt Paquet (maintenant le site du Village de l'Anse) et le pont Drouin « à bascule » (reconstruit en 1973). Ces deux structures sont aussi évoquées dans une précédente capsule historique.

De la bétonisation à la renaturalisation

La spectaculaire métamorphose de ce coin de la basse-ville s'est déroulée en deux temps. Nous les avons déjà résumés dans un article antérieur.

Une vue aérienne sur un segment de la Saint-Charles, avec ses nouvelles promenades et sa marina. Sur la gauche opère le marché Saint-Roch. 12 octobre 1971.
Crédit photo: Archives de la Ville de Québec

Tout d'abord, c'est en 1969 que la Ville de Québec, alors sous la gouverne du maire Gilles Lamontagne, amorçait la bétonisation des berges de la rivière, dans une volonté d’assainissement. L'un des buts avoués de cette opération était de lui redonner un look quelque peu inspiré du modèle de la Seine, à Paris.

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Avec le recul, malgré les critiques exprimées aujourd'hui, beaucoup d'historiens s'accordent pour dire que cette première étape de mise en valeur de la Saint-Charles était justifiée, en regard des connaissances du temps. Cela, considérant surtout l'état d'égout à ciel ouvert du cours d'eau ayant précédé ces grands travaux.  Il faut lire à ce sujet la série de Réjean Lemoine.

Vingt-sept ans plus tard, pour faire suite au constat que cette canalisation sur une distance de quatre kilomètres privait la Saint-Charles d'un écosystème naturel, l’administration L’Allier lançait son vaste chantier de naturalisation. Il allait s’étirer jusqu’en 2007. La première phase, dite expérimentale, concernait une courte section devant le parc Cartier Brébeuf. Elle a vu naître, depuis, une forêt linéaire semblable à celle de la section de la rivière concernée par la phase II achevée en 2000.

Sur l'autre rive, face à la phase II, la section concernée par la phase IV des travaux de renaturalisation, réalisée en 2006. 31 juillet 2018.
Crédit photo: Jean Cazes

Archives de la Ville de Québec

À l’exemple de la photo en vedette, beaucoup d'images archivées de la Ville de Québec sont disponibles en ligne. On peut en faire la diffusion sans licence et sans frais en utilisant les vignettes estampées au logo de la Ville et en citant correctement les sources.

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Voir la capsule précédente :

Saint-Roch dans les années 1940 : boulevard Langelier