Parc à venir : la Ville acquiert un stationnement sur la rue du Parvis | 29 octobre 2020 | Article par Suzie Genest

« Idée d’un avant-après de la transformation d’un stationnement de surface en un parc-jardins de proximité. »

Crédit photo: Simon Parent

Parc à venir : la Ville acquiert un stationnement sur la rue du Parvis

Plusieurs citoyens et citoyennes résidant aux abords de la rue du Parvis, entre l’église Saint-Roch et l’école des Berges, se rappelleront du 28 octobre 2020 comme d’un jour de victoire. Suivant le comité exécutif d’hier, ils ont eu confirmation que la Ville de Québec a fait l’acquisition du terrain à l’angle des rues de La Salle et du Parvis où ils rêvaient de voir un parc.

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« Le maire est venu me voir, avec Pierre-Luc [Lachance, conseiller du district Saint-Roch – Saint-Sauveur]. Il a dit : « C’est vous qui aviez demandé un parc là? Ben on l’a acheté » », me raconte au téléphone Vicki Plourde, voisine du stationnement, mère de jeunes enfants et initiatrice de la mobilisation citoyenne.

C’est elle qui avait vu, au printemps, que le terrain appartenant à GM Développement était mis en vente. Et qui a pensé aux intentions exprimées par la Ville, pour le développement de parcs de proximité, dans le Programme particulier d’urbanisme (PPU) adopté en 2017.

« Si je n’avais pas participé (aux séances d’information et de consultation du PPU), je n’aurais pas pensé à ça. […] Ça prend la vigilance des citoyens qui sont au courant de ces documents. »

La mobilisation s’est faite entre autres à travers un groupe Facebook, qui compte quelque 117 membres présentement. Les citoyens et citoyennes ont obtenu l’appui du conseil de quartier de Saint-Roch et de plusieurs organismes actifs dans le quartier. Parmi ceux-ci, la Table de quartier L’EnGrEnAgE les a soutenus dans la mise en circulation d’une lettre d’appui. Elle a récolté près de 500 signatures. Lorsqu’elle a été déposée au conseil d’arrondissement à la mi-septembre, la Ville de Québec avait déjà décidé d’amorcer les démarches pour l’acquisition du terrain.

Un espace à cocréer

Difficile de prédire l’échéancier, le chemin qui mènera au parc. Il est toutefois prévu qu’il passe par la cocréation. Les citoyennes et citoyens mobilisés à ce jour ont parlé d’agriculture urbaine et d’arbres nourriciers, entre autres. Ils veulent que cet espace public puisse permettre aux petits de jouer, aux plus grands de se rafraîchir, qu’il réponde aux besoins de leur voisinage.

Vicki Plourde évoque l’idée d’un four à pain extérieur, une inspiration de Cyril Pringault de la Table de quartier L’EnGrEnAgE, aussi un des cofondateurs de Des pains sur la planche. « C’est pas si fou que ça. […] Ce n’est pas une idée de bobo! », précise-t-elle. L’idée s’inscrit plutôt dans des préoccupations comme la sécurité alimentaire, les changements climatiques et les « logements surchauffés », illustre-t-elle. Elle a aussi fait son chemin en Europe. En France, le Labo d’Aqui à Entraygues-sur-Truyère porte en ce moment même un projet de « four à bois traditionnel, au cœur d’un village, dans un lieu d’échange de savoirs et savoir-faire ».

Des ateliers participatifs auxquels citoyens, citoyennes et organismes seront conviés permettront de faire lever à feu doux les idées d’où émergera le futur plan d’aménagement.

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