Quand la mer attire une mère et sa fille à Saint-Roch | 16 mai 2018 | Article par Véronique Demers

Crédit photo: Véronique Demers

Quand la mer attire une mère et sa fille à Saint-Roch

Il y a des noms prédestinés, comme celui du chorégraphe français Marius Petipa (on pourrait penser à petits pas), de l’archevêque du Diocèse de Québec, Mgr Lacroix, ou encore de Lise et de sa fille Amylie St-Laurent. Elles cuisinent les produits de la mer au Aki Sushi Thaï du Métro des Façades de la gare.

Ouvert en 2008, Aki Sushi a été repris en 2016 par le duo d’entrepreneures. En juin 2017, Lise et Amylie ont procédé à des rénovations pour ajouter le volet thaï aux sushis de la franchise, afin de bonifier l’offre.

« Amylie m’a proposé d’être en affaires. J’ai lu un article très inspirant dans le journal sur le fondateur d’Aki Sushi. Je l’ai rencontré au début de 2016 et à l’automne, on a acheté la franchise. On a deux commerces en un. Le thai représente environ 20 % de notre chiffre d’affaires », estime Lise, dont le mari est, ironiquement, allergique au poisson.

Ventes quadruplées

« Jusqu’à mes 14 ans, j’étais dans un commerce opéré par ma mère (un restaurant-bar réaménagé en épicerie/casse-croûte). Aki Sushi a été ma job étudiante au cégep. J’aimais vraiment les produits et, après un certain temps, j’ai eu l’idée d’opérer la franchise avec ma mère. Je voulais vraiment travailler dans Saint-Roch; c’était près des bureaux des juges et des avocats. Il y a du potentiel! », lance la jeune femme habitant Saint-Roch.

Lise et Amylie St-Laurent.
Crédit photo: Véronique Demers

« Ça fait deux ans que j’habite le quartier et je trippe! Saint-Joseph pour moi est la rue de l’avenir. Depuis qu’on a le commerce, on y a mis pas mal d’amour, et on a réussi à quadrupler les ventes », calcule Amylie.

Énergie particulière

La mère d’Amylie, Lise, a également un pied-à-terre dans le quartier Saint-Roch. « On est en ville, mais il y a aussi une vie de quartier. C’est le meilleur des mondes. J’aime beaucoup être en affaires avec ma fille. Notre énergie commune nous propulse à nous dépasser. J’encourage beaucoup ma fille », témoigne la mère entrepreneure, douée dans la gestion et l’administration.

« Depuis que je suis petite, ma mère m’a inculqué de bonnes valeurs. J’ai eu à développer ma mémoire et mon organisation du temps. Il n’y a pas juste nous; on a deux excellents employés qu’on gère. On est fières de travailler pour Aki Sushi; on aime les produits dont la matière première provient directement d’Asie. Ce sont des poissons de pêche responsable », souligne Amylie.

Bar à bonbons?

Le duo St-Laurent ne souhaite pas se limiter à la franchise Aki Sushi et Aki Thaï au Métro Plus de Saint-Roch. Elles aimeraient continuer de contribuer à la vitalité du quartier en ouvrant possiblement un comptoir à desserts ou un bar à bonbons.

« C’est dans nos plans, mais il nous reste des étapes à franchir. On ne veut pas être séparées. On travaille vraiment de manière efficace ensemble. On pense gérer un autre commerce avec un horaire différent, complémentaire à notre comptoir de sushi/thai », avance Amylie, qui compte suivre une formation de fleuriste. « Ça va m’inspirer pour des arrangement floraux, mais aussi pour agencer les couleurs et développer mon talent pour la décoration », résume-t-elle.

Aki Sushi Thaï, au Métro Plus
860 boul. Charest Est