L’art qui fait BAM | 29 mars 2018 | Article par Suzie Genest

Maude Chiasson, Anne-Virginie Bérubé, Irma Bouchard, Maureen Roberge, Louis-Solem Pérot et Catherine O’Neill

Crédit photo: Nicolas Padovani

L’art qui fait BAM

Un Bouillon d’art multidisciplinaire (BAM), c’est une mixture créative concoctée par les étudiants de différentes écoles des arts de la scène de Québec. Depuis 2016, le public de Québec a eu l’occasion d’en goûter deux cuvées. Une troisième l’attend ce vendredi 30 mars dès 19 h dans les espaces de la Maison pour la danse.

Cirque, danse, musique sont les disciplines pratiquées par les étudiants qui participent à BAM. En équipes, entourés de mentors artistes professionnels, ils travaillent durant une fin de semaine intensive à créer la prestation qu’ils présenteront au public. Leur création sera « multidisciplinaire axée sur la rencontre et la spontanéité ». Louis-Solem Pérot, qui agit comme relationniste de BAM, explique la démarche :

« Les équipes sont formées par le comité organisateur selon les réponses que les participant.e.s ont donné sur le formulaire d’inscription. Ils sont rassemblés selon leurs intérêts et leurs forces. Toutes les équipes ont le même thème : Manifeste. [Elles] passent par un processus de création qui leur est propre et unique. C’est avec leur mentor respectif que l’équipe cogite et met en place les éléments de la performance. »

Les équipes de 2018 bénéficient du mentorat de l’artiste Laurence Brunelle-Côté (Bureau de l’APA), du musicien et concepteur sonore Mathieu Campagna, du danseur-interprète Jean-François Duke, du percussionniste Steve Hamel et de la comédienne Claude Breton-Potvin.

Une expérience de plus en plus complète

Le BAM de mars 2016 réunissait une trentaine d’étudiants de L’École de danse de Québec, de l’École de cirque de Québec, des Conservatoires de musique et d’art dramatique de Québec, du programme en théâtre de l’Université Laval. Il s’est déroulé à Méduse lors du Festival de théâtre de l’Université Laval.

En février 2017, ils étaient une cinquantaine à s’exécuter dans le nouveau pavillon Pierre-Lassonde du Musée national des beaux arts du Québec. Aux écoles et programmes déjà impliqués s’ajoutaient alors les programmes en musique et en arts visuels de l’Université Laval. Quelque 1000 spectateurs ont pu vivre ces BAM.

« Chaque année, nous offrons une expérience de plus en plus complète et mieux organisée que la précédente édition. Chaque édition est unique en raison du changement de lieu ainsi que du roulement des mentors qui apportent chacun une touche particulière à l’experience », estime Louis-Solem Pérot

Ce vendredi, le public découvrira le fruit du travail d’une quarantaine de jeunes artistes, en déambulant dans différents locaux de la Maison pour la danse, de 19 h à 22 h. À 22 h, ce sera au tour de DJ Spécial K et du slameur Thomas Langlois de se produire. L’entrée est gratuite, une contribution volontaire est suggérée. On trouvera aussi sur place une galerie d’art itinérante, un service de bar et de grilled cheese.