Faire une différence | 11 décembre 2018 | Article par Catherine Breton

M. Denis Laforest, directeur général de la Caisse Desjardins de Québec, accompagné de la famille de Marie-Lou et Vincent.

 

Crédit photo: Maryse Nobréga, La Commune Web

Faire une différence

J’adore raconter des histoires et en voilà une belle, qui finit bien. Mes préférées.

Après un accouchement difficile, les parents de Vincent apprennent que leur fils souffre de paralysie cérébrale. Alors âgé de 11 mois, les pronostics pour Vincent sont qu’il ne marchera peut-être pas. Une situation des plus angoissantes, vous en conviendrez, pour n’importe quel parent qui souhaite le meilleur pour ses enfants.

Marie-Lou, la mère de Vincent, raconte que depuis l’annonce du diagnostic, ils ont suivi à la lettre les recommandations émises par les médecins. Toutes les actions favorisant le développement et l’atténuation des symptômes ont été mis en pratique.

Aujourd’hui, Vincent marche. Il court même, mais « à sa manière », comme dit sa mère.

Des défis au quotidien

À l’école, Vincent, maintenant âgé de 12 ans, suit le rythme normal et n’accuse pas de retard. Bon, il y a bien quelques intimidateurs pour l’embêter, alors qu’il commence sa première année au secondaire, mais il sait prendre sa place et couper court à ces platitudes.

Le plus gros défi auquel Vincent fait face, avec la paralysie cérébrale, concerne la motricité fine. Écrire lui demande un effort considérable à cause des tremblements qui affectent ses mains. Parler pose également une difficulté. On ne le réalise probablement pas autant que Vincent, mais un nombre incalculable de petits muscles et de terminaisons nerveuses sont mis à contribution lorsque l’on parle.

Toujours en quête de ce qui pourrait aider leur fils, les parents de Vincent ont eu vent des bienfaits de la chambre hyperbare, qui améliorerait significativement les symptômes causés par la paralysie cérébrale.

« Ça faisait quasiment dix ans que ma mère me disait : Marie-Lou, ça prend une chambre hyperbare. Je lui disais : Maman, c’est ben que trop cher, oublie ça. »

En effet, aujourd’hui, il faut compter presque 25 000 $ pour une chambre hyperbare. Imaginez il y a dix ans. De plus, la technologie a évolué en une décennie. Ce qu’on retrouve aujourd’hui sur le marché n’a rien à voir avec le début des années 2000.

Voici le plus beau de l’histoire

Afin de mieux connaître ses employés, M. Laforest, le patron de Marie-Lou, organise à l’occasion des rencontres informelles, plus conviviales. Lors d’une conversation, Marie-Lou évoque son fils Vincent et l’influence de la paralysie cérébrale sur le quotidien de toute la famille.

La chambre hyperbare, comme moyen d’améliorer le sort de Vincent, vient sur le sujet. La problématique des coûts reliés est aussi soulevée, ce à quoi M. Laforest rétorque : « On va t’organiser une levée de fond! »

Marie-Lou avoue qu’au début, elle n’y croyait pas. Mais, une semaine plus tard, M. Laforest, qui se soucie d’avoir un impact positif sur la communauté, confirmait son engagement à faire une levée de fond pour que Vincent puisse avoir sa chambre hyperbare.

Après validation que la chambre hyperbare contribuait à améliorer les symptômes de Vincent – car certaines personnes ne répondent pas aux traitements – l’ambitieux projet a été lancé. Et grâce à la collaboration des 140 employés de la Caisse Desjardins de Québec, ainsi que de quelques partenaires d’affaires ayant à cœur la santé des enfants, en plus de la fondation Québec philanthropes, les fonds nécessaires à l’acquisition d’une chambre hyperbare ont été amassés.

Vincent dans sa chambre hyperbare.
Crédit photo: Marie-Lou Ferland

Aujourd’hui, après une quarantaine de séjours dans son « vaisseau spatial », les tremblements de Vincent ont grandement diminué et son élocution s’est améliorée. Des changements qui lui facilitent bien des gestes quotidiens.

Les voix de Vincent et de Marie-Lou, lors de notre entretien, trahissaient leur immense reconnaissance pour Denis Laforest. La mère de Vincent, histoire de poursuivre cette chaine vertueuse, offre même l’accès à la chambre hyperbare à ceux qui pourraient en bénéficier.