Bati Bassak : 500 000 $ de rénovations et une cantine | 3 mai 2018 | Article par Véronique Demers

Sao Khuon, propriétaire de Bati Bassak, qui se nommera Bati Bassac après les rénovations effectuées cet été.

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Bati Bassak : 500 000 $ de rénovations et une cantine

Présent dans le quartier Saint-Roch depuis l’automne 2000, le restaurant Bati Bassak fait peau neuve. Des investissements de 500 000 $ apporteront une cure de jouvence à l’établissement et l’ajout d’une cantine à la place du stationnement adjacent.

« On va commencer les travaux à la mi-juin et on prévoit rouvrir en septembre, avec quelques semaines de rodage. La cantine, qui va compter près de 20 places, devrait ouvrir vers la mi-juillet. Il y aura un comptoir pour emporter », explique M. Khuon, qui a pris les rênes du restaurant familial en 2011.

« Ça a commencé avec mes parents, et ça a évolué avec mes cousins. Après avoir fini l’école (administration et hôtellerie), j’étais supposé partir, mais j’ai repris le flambeau en 2011 en voyant le potentiel. En quelques années, j’ai doublé le chiffre d’affaires. On est aussi passé de 5 à 18 employés, mais toujours dans le même espace. Je veux apporter une meilleure structure à l’interne », explique le propriétaire.

Le Bati Bassak actuel devrait passer de 60 à 70 places après les rénovations.
Crédit photo: Véronique Demers

Les rénovations du restaurant devraient permettre l’ajout d’un comptoir de bar et de 10 places, le faisant passer de 60 à 70 places. L’équipement de la cuisine sera aussi renouvelé. Ainsi, une douzaine d’emplois seront créés pour le restaurant et la cantine.

Fin du « Apportez votre vin »

À tous ceux et celles qui pourraient être déçus de voir la formule « Apportez votre vin » disparaître cet automne, après les travaux, le propriétaire de Bati Bassak indique qu’il entend élaborer une carte des vins s’accordant avec les plats.

« On va offrir de la bière, du vin et des cocktails du Sud-Est de l’Asie. J’ai fait appel à un mixologue d’expérience de Montréal et à un chef. On est là pour évoluer. Mon seul concurrent, c’est moi-même. Le meilleur reste à venir », dit en entrevue le principal intéressé.

De Bassak à Bassac

Un léger ajustement sera apporté au nom du restaurant, qui sera baptisé désormais Bati Bassac, avec un c, et non plus Bati Bassak. « Bati Bassac signifie le village près de la rivière. Bati, c’est le nom du village d’où vient mon père, un lieu très modeste », exprime le commerçant de 30 ans.

Le nouveau logo de Bati Bassac, avec un c.

Le menu sera aussi révisé et ouvrira les frontières des goûts. Des parfums du Laos et de la Thaïlande s’ajouteront à ceux du Cambodge à la carte maîtresse des plats. « On sert des mets cambodgiens avec des influences thaïs. Ce qui nous distingue, c’est la citronnelle. On a la nôtre, et notre propre sauce aux huîtres. C’est en fait la recette de ma mère. Le basilic thaï et les aromates sont très importants dans notre cuisine », exprime M. Khuon.

L’adjoint de M. Khuon, Mathieu Desmeules, renchérit. « En effet, L’Amok, un cari de sole cuit à la citronnelle avec du lait de coco, et le sauté khmer à la citronnelle sont parmi nos plats les plus populaires », affirme le serveur comptant plus de 10 ans de service dans un restaurant asiatique.