20 ans, la constance de Carac’Terre | 28 juin 2018 | Article par Suzie Genest

Crédit photo: Suzie Genest

20 ans, la constance de Carac’Terre

Du 27 juin au 8 juillet, pour son 20e anniversaire, l’événement Carac’Terre investit, en plus de son site central à place de l’Université-du-Québec, 14 lieux dans la ville de Québec, pour faire vivre une expérience céramique où la constance côtoie le renouvellement.

Sous le chapiteau dans Saint-Roch à l’angle Charest Est – de la Couronne jusqu’au 8 juillet, de 9 h à 21 h, le site d’exposition principal propose les tasses, théières et autres récipients – utilitaires, mais pas seulement – auxquels sont habitués les visiteurs.

Pour souligner les 20 ans de l’événement, on y met en lumière la « remarquable constance du contenant à travers le temps » et l’individualité des artistes céramistes, notamment par l’exposition Fonction fiction. Ode au contenant qui s’affranchit de sa fonction utilitaire, elle réunit bornes fontaines de Loriane Thibodeau, pots architecturaux d’Audrey Killoran, totem de Jenny Paquet, en plus du travail de Elke Sada (Allemagne) et de Maria Bosch (Espagne).

Céramique en mouvement

Lors du coup d’envoi du mercredi 27 juin, le corps devenait matière à façonner, avec une performance de danse moderne, Céramiques mouvantes. Prenait place par la suite, en collaboration avec l’Association du tango argentin de Québec, une soirée dansante milonga qui récidivera le mercredi 4 juillet de 19 h à 22 h.

Cinéma et littérature s’invitent dans la programmation de la vitrine céramique, avec des projections les samedis 30 juin et 7 juillet à 19 h ainsi que l’écoute d’un texte d’Anaïs Palmers tous les jours.

Comme par les années passées, Carac’Terre offre des ateliers gratuits pour petits et grands publics, la fin de semaine du 6 et 7 juillet, ainsi que des rencontres avec les artistes au fil de l’événement. Les visiteurs qui aimeraient une initiation au tournage peuvent s’inscrire à un cours de deux heures au coût de 30 $, cuisson et émaillage de pièces en sus. Ces cours ont lieu en soirée de 18 h à 20 h et les samedis et dimanches de 10 h 30 à 12 h 30.

Le chapiteau central et le parcours de satellites regroupent pas moins d’une quarantaine de céramistes, dont 9 étudiantes de la Maison des métiers d’art de Québec.

14 satellites

Parmi les satellites, le Musée national des beaux-arts du Québec présente le 29 juin une conférence-démo des céramistes Maria Boch et Elke Sada, de 10 h à 16 h 30. En collaboration avec la Maison des métiers d’arts, il est l’hôte le même jour à 18 h du lancement du livre de Mimi Belleau, Technologie des matériaux céramiques.

Le parcours complet des satellites s’étend du Centre de céramique de Sainte-Foy à la Galerie Ni vu ni cornu sur l’avenue Royale, en passant par la Librairie Pantoute et Camellia Sinensis dans Saint-Roch. On y retrouve expositions, vitrines thématiques, démonstrations, vernissages, même course à relai de tournage.

À Limoilou, la Galerie Chez Alfred-Pellan propose une lecture publique de l’ouvrage de France Fauteux Le prodigieux défi de maître Thot les deux fins de semaine. Le parcours de satellites inclut aussi six arrêts limoulois où déguster un café dans une tasse unique : au Café Sobab, au Bistro Myagi, chez Le Lièvre et la tortue, à La Folle fourchette, à La Réserve, à La Kebaberie. Le caféier, sur la rue Jean-Gauvin, s’ajoute à ces partenaires.

La programmation détaillée de la 20e édition de Carac’Terre se trouve au http://caracterre.ca