Une cible de 1,5 M$ pour la pérennité de l’église Saint-Roch

Crédit photo : Carl M. Perreault
Les photos dans cet article sont de Carl M. Perreault, gracieuseté de l’église Saint-Roch.

La campagne de financement majeure lancée le samedi 6 mai par l’église Saint-Roch s’accompagnait d’une annonce tout aussi majeure : des dons ont déjà permis d’atteindre un million de dollars sur l’objectif de 1,5 million.

Près d’un million en rénovations

jean_picher_cr_carlmperreault-2471La campagne de financement vise à assurer la pérennité tant de l’édifice et de son patrimoine architectural que des services associés à sa vocation spirituelle et communautaire. Dans le contexte du 21e siècle, le soutien financier de la Fabrique ne suffit plus à couvrir les coûts de maintien de l’église dont la construction a débuté en 1914. Près d’un million de dollars en travaux sont requis pour préserver l’intégrité du bâtiment. Il compte d’ailleurs parmi les 55 immeubles à caractère religieux dont la restauration bénéficie d’une enveloppe du gouvernement du Québec.Outre sa vocation de lieu de culte, l’église joue depuis un demi-siècle un rôle communautaire actif dans le quartier. Mgr Jean Picher, curé de Saint-Roch, précise que le « bâtiment ouvert à tous les jours accueille annuellement plus de 100 000 personnes ». L’Aumônerie communautaire, le CRDI, Artisanat Saint-Roch, le Groupe Action-Jeunesse,  Rendez-Vous Centre-Ville, le Centre Le Bourg-Joie et ses cuisines collectives occupent des espaces dans son sous-sol, où la boutique Signatures québécoises est installée du côté de la rue Saint-Joseph.

Un Centre-Dieu en l’honneur du Père Jean-Claude Trottier

Le lancement de la campagne de financement avait lieu à l’occasion de l’inauguration du Centre-Dieu, qui prend le nom de celui qui lui a redonné un second souffle : le Père mariste Jean-Claude Trottier, décédé en 2015.nathalie_choquette_eglise_cr_carlmperreault-2629Établi dans le années 1980 par feu Mgr Pierre-André Fournier, l’espace d’accueil, d’écoute et de miséricorde avait fermé pendant plusieurs années avant de reprendre vie en 2014 grâce au Père Jean-Claude Trottier. Ce lieu de pastorale inclut un centre de documentation ouvert à tous. Il fait partie des services qui bénéficieront des fonds amassés durant la campagne de financement de l’église Saint-Roch.Le parcours à Québec et à Sherbrooke du Père Trottier a été souligné à travers les témoignages de proches et une plaque dévoilée en son honneur. Des prestations de la soprano Natalie Choquette et du clarinettiste André Moisan, accompagnés d’autres musiciens, ont agrémenté l’événement.À lire aussi : Saint-Roch 1973-2009 par Robert Fleury : Des curés hors du commun