Trois projets verts contre les îlots de chaleur | 6 juillet 2017 | Article par Dominic Champagne

Manon Verret, directrice adjointe, Danièle Turgeon, directrice, de l’école Jeunes du Monde; Cyril Frazao, coordonnateur, Gabriel Marquis, chargé des communications, de Nature Québec.

Crédit photo: Dominic Champagne

Trois projets verts contre les îlots de chaleur

C’est pour une balade fraîcheur excessivement matinale que l’organisme Nature Québec a invité les médias hier à trois endroits où des projets verts voient le jour pour combattre les îlots de chaleur.

Place Bourlamaque

Nous avons commencé par le projet de la cour arrière des habitations Bourlamaque, à 7h30 du matin ! Le HLM est habité par plusieurs familles dont une centaine d’enfants. L’immense cour arrière n’est qu’asphaltée, ce qui rend la température fort désagréable, et c’est là que Nature Québec intervient. L’organisme coordonne et cible des endroits intéressants pour proposer des projets, en cours ou en voie de l’être. En fait, ce qui arrive le plus souvent maintenant, c’est que des organismes demandent à Nature Québec son expertise pour réaliser un projet vert.

À Bourlamaque, par exemple, c’est l’Office municipal d’habitation de Québec (OMHQ) qui a instigué le projet. L’OMHQ a demandé aux gens du milieu ce qu’ils souhaitaient comme aménagement, puis s’est tourné vers Nature Québec pour voir ce qui serait faisable. Les jeux pour les enfants et d’autres arbres, qui apparaîtront d’ici la fin de l’été, devraient donner un milieu de vie confortable aux habitants. L’asphalte a d’ailleurs été remplacée par un terrain de tuiles perméables sur lequel sont tracées les lignes d’un terrain de soccer. Les enfants pourront y amener des filets mobiles pour jouer au foot tous les soirs. Absolument génial !

L’école Jeunes-du-Monde à Limoilou

Puisque je n’ai pas de voiture, j’ai eu la chance de me faire remorquer par les gens de Nature Québec durant la matinée. J’ai pu m’abandonner au roupillon entre chaque station pour rattraper mon temps de sommeil, dans une voiture écologique.

On m’a réveillé à l’école Jeunes-du-Monde, tout en chantier. L’adjointe de direction, Manon Verret, m’a expliqué que l’école avait gagné un concours de classe plein air IKEA. Dans les bacs, on retrouve des bleuets, des tomates et des fines herbes. Madame Verret a eu peur pour le vandalisme, mais personne ne semble vouloir s’en prendre au mobilier.

Quand c’est beau, j’ai l’impression que le monde veut moins briser. Dès l’arrivée de l’espace, les élèves se sont emparés de l’endroit lors des récréations.

Les écopropriétés Habitus à Saint-Roch

L’écume aux lèvres, je me suis ensuite réveillé devant Habitus. Situé à Pointe-aux-Lièvres, ce projet d’écopropriétés a intégré d’emblée les idées vertes, afin de combattre la chaleur et rendre le milieu frais. Alejandro Montero, président de Tergos, nous a fait visiter la cour intérieure aménagée selon des principes écologiques innovateurs.

Les toits verts peuvent diminuer la température du toit de 85 degrés Celsius à 25 degrés lors de beau temps. Au milieu de la cour, un potager et d’autres espèces d’arbres sont plantés. Les eaux de pluie seront récupérées et des bacs à fleurs sont disposés devant chaque logis. Avec les plantes grimpantes qui vont s’emparer des murs, l’endroit devrait ressembler à une petite forêt d’ici dix ans.

Ces trois projets donnent espoir. La ville devient plus verte à l’initiative de citoyens, d’organismes comme l’OMHQ et Nature Québec, qui aident à aménager des milieux de vie durables et agréables, sans oublier les citoyens corporatifs comme IKÉA. En espérant qu’il y ait de plus en plus d’îlots de fraîcheur partout en ville et que la verdure conquière le béton, on peut féliciter les initiateurs des projets déjà en cours.