Saint-Roch dans les années 1970 (12) : le couvent Saint-Roch | 25 novembre 2017 | Article par Jean Cazes

Crédit photo: Archives de la Ville de Québec

Saint-Roch dans les années 1970 (12) : le couvent Saint-Roch

La série « Saint-Roch dans les années 1970 » revisite le passé du quartier à travers des images d’archives de diverses sources.

L’image à la une, immortalisée le 3 mai 1972, est tirée d’un négatif représentant le couvent Saint-Roch (description des Archives de la Ville de Québec).

La photo comparative ci-bas date du 8 novembre 2017. Masquant toujours une partie de l’église Saint-Roch, l’Hôtel PUR impose sa présence sur le site de l’ancienne école, au coin de la rue de la Couronne, face à la place publique temporaire Jacques-Cartier.

Un terrain convoité…

Au début des années 1970, tout ce secteur a subi de profondes transformations soulignées entre autres par la démolition de l’Hôtel Saint-Roch puis du couvent.

Le chapitre de Saint-Roch, une histoire populaire consacré au Comité des citoyens de l’Aire 10 évoque le contexte de la destruction de l’immeuble (ci-contre, en 1971).

En octobre 1972, la Ville annonce la construction d’un hôtel Holiday Inn [aujourd’hui l’Hôtel Pur] en face de l’église Saint-Roch. Des militants de la Clinique d’architecture répondent par une manifestation où ils dénoncent l’abandon du mail Saint-Roch aux gens d’affaires alors que 1000 personnes sont expropriées. Le terrain convoité est alors occupé par le couvent des Dames de la Congrégation [couvent Saint-Roch], bâtiment scolaire construit en 1843. La ville tient beaucoup à avoir un « lieu propice aux activités diurnes » connecté au mail Saint-Roch. Pour faciliter les choses à l’entreprise privée, la Ville achète les terrains pour 955 000 $. Elle se tourne ensuite vers Home Smith Properties pour lui demander de construire un gros hôtel, le tout assorti d’une offre imbattable.

Archives de la Ville de Québec

À l’exemple de la photo ci-haut, les images archivées de la Ville de Québec sont disponibles en ligne. On peut en faire la diffusion sans licence et sans frais en utilisant les vignettes estampées au logo de la Ville et en citant correctement les sources.

Voir le billet précédent de la série : Vous souvenez-vous du Princesse ?